<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Blondin chez les Hindis</title><link>http://voilablondin.canalblog.com/</link><description>ou la chronique d&apos;un rho&#xe9;gin&#xe9;en en Inde...</description><language>fr</language><lastBuildDate>Wed, 30 Dec 2009 15:21:58 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>J - 4 ou le BILAN</title><dc:creator>_blondin_</dc:creator><link>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/07/27/10052425.html</link><category>Analyse</category><comments>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/07/27/10052425.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://voilablondin.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10052425/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/07/27/10052425.html</guid><description>&lt;p&gt;1. Le manque affectif de mon pays d&apos;origine&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mon voyage se termine. Plus que quelques jours et je suis de retour en France, mon pays. Tout se m&#xe9;lange pour moi : du d&#xe9;sir de revenir &#xe0; la &quot;maison&quot; &#xe0; la tristesse de devoir quitter un peuple si diff&#xe9;rent. Mon d&#xe9;part en Inde m&apos;avait procur&#xe9; de nouveaux sentiments jusqu&apos;alors inconnus, mon retour en France me donne, lui aussi, de nouvelles v&#xe9;rit&#xe9;s.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je ne suis pas content, mais compl&#xe8;tement enthousiasm&#xe9; de retrouver mes proches. Rien que de penser &#xe0; nos retrouvailles, je frissonne de joie. Le manque &#xe9;tabli &#xe0; mon d&#xe9;part n&apos;a plus rien &#xe0; voir aujourd&apos;hui. Il est bien pr&#xe9;sent. Des preuves ? Pas besoin d&apos;aller chercher bien loin ; je regarde la derni&#xe8;re photo de mon petit neveu 10 fois par jour comme pour ne pas oublier sa petite bouille ; je me sens de nouveau concern&#xe9; par la politique int&#xe9;rieure fran&#xe7;aise ; je commence d&#xe9;j&#xe0; &#xe0; sentir l&apos;odeur de la galette compl&#xe8;te qui m&apos;attend au restaurant &quot;Chez Sol&#xe8;ne&quot; ; enfin, ma t&#xea;te n&apos;est plus ici mais l&#xe0;-bas, chez vous... chez moi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;2. La d&#xe9;couverte d&apos;un pays aveugl&#xe9; qui ne s&apos;arr&#xea;te pas&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pourtant, je suis triste de partir. En 5 mois, j&apos;ai v&#xe9;cu les choses les plus exceptionnelles de ma vie. L&apos;Inde (et de surcro&#xee;t le N&#xe9;pal) m&apos;ont donn&#xe9; une nouvelle vision du monde. Celle que je pensais cerner dans les bouquins ou sur le journal. Je ne dis pas cela pour m&#xe9;priser ou pour me mettre en avant d&#xe8;s mon retour, je dis cela car c&apos;est la v&#xe9;rit&#xe9;. Il est tout simplement impossible d&apos;imaginer correctement le monde sans voyager. L&apos;imagination n&apos;a pas de limites mais elle est souvent &#xe9;loign&#xe9;e de la r&#xe9;alit&#xe9;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais l&apos;Inde a l&apos;honneur d&apos;avoir le titre du pays le plus d&#xe9;cal&#xe9; culturellement des autres. Nouvelle puissance &#xe9;conomique (&#xe0; ne pas confondre avec richesse &#xe9;conomique !), l&apos;Inde donne franchement l&apos;impression qu&apos;elle se suffit &#xe0; elle-m&#xea;me. Rien n&apos;est comme ailleurs et ailleurs n&apos;est rien comme l&apos;Inde. L&apos;Inde transpire, essouffle, &#xe9;puise et ne s&apos;arr&#xea;te jamais. C&apos;est comme une &#xe9;norme fourmili&#xe8;re. On aimerait parfois arr&#xea;ter le temps juste pour calmer le jeu un peu. &quot;Temps Mort !&quot; Mais c&apos;est impossible, alors on finit par s&apos;agacer si on ne se repose pas assez. Plusieurs fois, nous nous interrogions avec Guillaume pour trouver une solution &#xe0; certains probl&#xe8;mes irritants comme le bruit, la salet&#xe9; ou le non-sens des Indiens. On avait beau leur expliquer, leur montrer, les engueuler, rien ne fonctionnait. L&apos;Indien est d&#xe9;finitivement diff&#xe9;rent (que ce soit n&#xe9;gatif ou positif). La seule solution trouv&#xe9;e, aussi irrationnelle qu&apos;elle soit, fut celle d&apos;offrir un voyage &quot;culturel&quot; au milliard d&apos;habitants juste pour qu&apos;ils voient comment cela se passe ailleurs. Deux semaines suffiraient...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Paradoxalement, je ne souhaite pas que l&apos;Inde copie le monde occidental si propre et organis&#xe9;. Car de toute fa&#xe7;on, quoi qu&apos;il arrive, ce sera une p&#xe2;le copie... Alors autant que l&apos;Inde trouve sa propre voie, celle qui fait d&apos;elle une nation pluri-culturelle o&#xf9; de multiples religions coexistent en paix (les attentats sont perp&#xe9;tr&#xe9;s par des ind&#xe9;pendantistes ou des terroristes isol&#xe9;s). Les Indiens ne sont pas des hommes violents et c&apos;est un point important &#xe0; noter pour l&apos;avenir car ils ne sont pas &#xe0; la recherche du conflit mais plut&#xf4;t &#xe0; la faveur d&apos;une r&#xe9;solution. L&apos;occidental, lui, passe souvent pour quelqu&apos;un de col&#xe9;rique ou de sanguin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bon, je ne vais pas refaire mon voyage ni l&apos;histoire de l&apos;Inde mais sachez que ce pays est incontournable et j&apos;ai du mal &#xe0; croire comment il peut &#xea;tre pass&#xe9; autant sous silence en France. Et, au m&#xea;me titre que la Chine, il faudra compter avec ce pays incroyable dans les d&#xe9;cennies &#xe0; venir, si ce n&apos;est d&#xe8;s &#xe0; pr&#xe9;sent dans certains domaines.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;3. Les rencontres ou le point-cl&#xe9; de mon voyage&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En 150 jours, je pense avoir plus avanc&#xe9; sur certains points que dans toute ma vie. Hormis mon anglais qui s&apos;est fortement am&#xe9;lior&#xe9;, j&apos;ai rencontr&#xe9; &#xe0; peu pr&#xe8;s 200 personnes d&apos;horizons diff&#xe9;rents. Des Indiens, mais aussi beaucoup de &quot;foreigners&quot;. Je pense m&#xea;me pouvoir retrouver toutes les nationalit&#xe9;s rencontr&#xe9;es. Allez, je me lance : Fran&#xe7;ais (soyons fiers), Anglais, Espagnols, Belges, Hollandais, Danois, Allemands, Autrichiens, Suisses, Bulgares, Hongrois, Su&#xe9;dois, Italiens, Kazakhs, Ouzbeks, Russes, Japonais, Sud-Cor&#xe9;ens, Chinois, N&#xe9;palais, Tib&#xe9;tains, Australiens, Libanais, Isra&#xe9;liens, Pakistanais, Afghans, Marocains, Br&#xe9;siliens, Argentins, V&#xe9;n&#xe9;zu&#xe9;liens, Canadiens, Qu&#xe9;b&#xe9;cois et Am&#xe9;ricains soit 33 peuples.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les rencontres sont facilit&#xe9;es par le voyage. Les &#xe9;trangers sont, eux aussi, une grande famille dans un pays aussi perturbant. Plusieurs fois, j&apos;ai pass&#xe9; des soir&#xe9;es o&#xf9; on pouvait entendre 3 ou 4 langues diff&#xe9;rentes. J&apos;ai aussi beaucoup appris de ces gens. Certains voyagent pendant plusieurs ann&#xe9;es ou s&apos;investissent dans une ONG, d&apos;autres se posent &#xe0; un endroit pendant 3 mois. Il y a de tout et on se remet sans cesse en question sur les objectifs de la vie. Le voyage rend heureux car vous pensez &#xe0; autre chose mais cela est-il vrai lorsque &#xe7;a dure ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et puis il y a les Indiens. Les surprenants Indiens. Plein de souvenirs restent grav&#xe9;s en moi. Il y a bien &#xe9;videmment Prakod et son petit h&#xf4;tel perdu dans les montagnes. Mais je retiens aussi la vieille dame aux secrets au d&#xe9;but de mon voyage, le Sadhu du train et bien &#xe9;videmment les guides (les sherpas des montagnes, les chameliers du Rajasthan et Nare&#xef;n, le jeune guide hindou qui nous a fondu dans la jungle n&#xe9;palaise) avec qui la mayonnaise prend &#xe0; chaque fois car ce sont des passionn&#xe9;s. Et avant d&apos;&#xea;tre des hommes, ils font partie int&#xe9;grante de la Nature. Ils ont &#xe0; la fois l&apos;amour des animaux et l&apos;amour de leur environnement. Ganga, l&apos;un des chameliers, nous aura tout de m&#xea;me avou&#xe9; que dans sa prochaine vie, il na&#xee;tra &quot;en Europe &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de la Tour Eiffel&quot;. Ces personnes sont le point d&apos;orgue de mon voyage. Et j&apos;aurai honte d&apos;oublier tous ces gens que j&apos;ai rencontr&#xe9; dans les bus, les trains, les h&#xf4;tels, les shops, les curiosit&#xe9;s touristiques ou sur les lieux de culte. Mais comme &#xe0; l&apos;indienne, lorsqu&apos;on donne un peu de notre vie, ils en veulent toujours plus. Donnez votre e-mail et vous aurez 10 messages les 3 jours suivants.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Enfin, je n&apos;oublie pas le P&#xe8;re Ceyrac et Madeleine De Blieck qui m&apos;ont, &#xe0; leur mani&#xe8;re, surpris. J&apos;ai d&#xe9;couvert avec eux la vraie d&#xe9;finition du mot : &quot;Humilit&#xe9;&quot;. Et j&apos;essaierais &#xe0; tout prix de penser &#xe0; eux lorsqu&apos;il faudra en avoir. Rien que pour cela, je les remercie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;4. Un pays o&#xf9; tout peut arriver &#xe0; n&apos;importe quel moment&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L&apos;Inde, ce sont aussi les sueurs froides. On n&apos;est jamais &#xe0; l&apos;abri de rien. Il y a bien &#xe9;videmment cette pierre re&#xe7;u pr&#xe8;s de ma t&#xea;te au N&#xe9;pal mais c&apos;est aussi tous les endroits explor&#xe9;s &#xe0; risque &#xe9;lev&#xe9; comme le Cachemire ou les bus dans la montagne. Combien de fois je suis tomb&#xe9; sur le journal local en voyant &quot;17 morts par ci, 32 morts par l&#xe0;&quot; juste parce que le chauffeur &#xe9;tait alcoolique o&#xf9; parce que la route &#xe9;tait mauvaise. Je passais par les m&#xea;mes endroits et je pense que plusieurs fois, nous prenions des risques. Au Cachemire, la pr&#xe9;sence militaire ne nous a pas effray&#xe9;e mais seulement inqui&#xe9;t&#xe9;e. Heureusement, nous sommes pass&#xe9;s &quot;entre les gouttes&quot;. L&apos;attentat de Ja&#xef;pur faisant 61 morts ne nous pas emp&#xea;ch&#xe9; d&apos;explorer le Rajasthan et les attentats r&#xe9;cents &#xe0; Srinagar, Jammu et Gulmarg au Cachemire nous rappellent combien nous avons pris des risques en venant sur ces lieux quelques semaines auparavant. J&apos;entends m&#xea;me que Bangalore puis Ahmedabad, pourtant plus au sud, ont &#xe9;t&#xe9; la cible d&apos;attaques r&#xe9;cemment (le 25 et le 27 juillet) faisant une cinquantaine de morts... &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nous ne sommes nulle part tranquille car l&apos;Inde n&apos;est pas un pays aussi &quot;safe&quot; que dans un pays de l&apos;Union Europ&#xe9;enne, car l&apos;Inde n&apos;a pas de fronti&#xe8;res libres et pire, elles ne sont pas compl&#xe8;tement d&#xe9;limit&#xe9;es. Enfin, l&apos;Inde n&apos;est pas un &quot;Etat-Nation&quot; dans le sens Europ&#xe9;en du terme. On y parle des centaines de langues diff&#xe9;rentes, les gens du nord n&apos;ont rien &#xe0; voir avec ceux du sud. Jamais, je n&apos;ai vu un drapeau indien flotter dans le ciel. Je ne suis pas convaincu de l&apos;unit&#xe9; du pays &#xe0; travers la population mais paradoxalement, je la consid&#xe8;re comme une grande famille car beaucoup de choses les lient sans qu&apos;ils ne le sachent.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;5. La faune omnipr&#xe9;sente et l&apos;indiff&#xe9;rence humaine&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A la diff&#xe9;rence des pays occidentaux, l&apos;Inde consid&#xe8;re la faune comme faisant partie de leur vie au jour le jour. En dehors de la vache sacr&#xe9;e qui se ballade n&apos;importe o&#xf9; dans des endroits inaccessibles, les singes ou les &#xe9;l&#xe9;phants sont eux aussi des animaux &quot;spirituellement&quot; importants. Ils ne sont pas chass&#xe9;s sauf lorsqu&apos;ils fouillent l&#xe0; o&#xf9; ils ne devraient pas. L&apos;Inde, c&apos;est comme &#xe7;a. On utilise la m&#xe9;thode du &quot;laisser-faire&quot;. Mais paradoxalement, on a l&apos;impression que les animaux sont l&#xe0; et qu&apos;ils n&apos;appartiennent &#xe0; personne, comme une indiff&#xe9;rence totale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors forc&#xe9;ment, il ne faut pas se plaindre de voir des merdes partout. En Europe, il y a les animaux domestiques qu&apos;on voit chez les gens, les animaux de la ferme qu&apos;on aper&#xe7;oit en campagne et les animaux sauvages qu&apos;on ne voit pas ou alors tr&#xe8;s rarement. Ici, il n&apos;y a pas de diff&#xe9;rence entre le chien, la poule et le rat. C&apos;est la f&#xea;te du slip. Tout se m&#xe9;lange, tout se voit et personne n&apos;y pr&#xea;te attention. Je vis depuis une semaine dans un h&#xf4;tel au N&#xe9;pal (cela peut arriver en Inde &#xe9;galement). Et pour illustrer ma remarque pr&#xe9;c&#xe9;dente, j&apos;aper&#xe7;ois en moyenne deux rats par jour et je les entends par centaines entre les murs et au plafond. Personne ne fait de remarques hormis les occidentaux. Il faut &#xea;tre pr&#xea;t. Mais au bout d&apos;un moment, vous n&apos;y pr&#xea;tez plus attention &#xe0; votre tour. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Plus rien ne me d&#xe9;range, les araign&#xe9;es, les blattes, les cafards, les rats, les souris, je veux juste qu&apos;ils ne tra&#xee;nent pas dans mes pieds. Et puis, je crois avoir compris les m&#xe9;canismes d&apos;une basse-cour (le coq domine vraiment les poules et les canards), celle que je d&#xe9;couvrais dans les livres pour enfants et que je n&apos;avais jamais vraiment vu en France pendant 27 ans. Amusant. Enfin, je suis ravi d&apos;avoir pu monter sur des chevaux dans la neige, des chameaux et un &#xe9;l&#xe9;phant, des exp&#xe9;riences in&#xe9;dites qui me laisseront des souvenirs grav&#xe9;s au coin de ma t&#xea;te.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;6. La v&#xe9;ritable d&#xe9;couverte de la mort&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour ma part, je n&apos;avais jamais vraiment vu de personne sans vie. En Inde, j&apos;ai rapidement &#xe9;limin&#xe9; ce complexe et cette g&#xea;ne qui me collait &#xe0; la peau. Les &quot;c&#xe9;r&#xe9;monies&quot; sont &#xe0; l&apos;air libre et tout le monde voit le spectacle. On prend les corps, on les entoure d&apos;un linceul et on d&#xe9;file dans les rues en le portant &#xe0; bout de bras. C&apos;est assez impressionnant car on a l&apos;impression d&apos;&#xea;tre &#xe0; Gaza en plein conflit isra&#xeb;lo-palestinien.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et puis, on croise un cadavre d&#xe9;coup&#xe9; en deux le long d&apos;un rail et on cherche une explication ou &#xe0; comprendre ce qui se passe dans la t&#xea;te des Indiens qui passent &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; sans pr&#xea;ter attention. Ma derni&#xe8;re &quot;exp&#xe9;rience mortuaire&quot; v&#xe9;cue &#xe0; Katmandou dans ce temple Hindou o&#xf9; on br&#xfb;le des corps au-dessus d&apos;une rivi&#xe8;re fut l&apos;exp&#xe9;rience la plus &quot;mystique&quot; que j&apos;ai pu vivre (pri&#xe8;res au micro, danses et jeu avec le feu). Et pourtant, nous voyons quasiment tout. Je trouve du coup les enterrements &#xe0; l&apos;occidentale fades et glauques o&#xf9; le niveau de tristesse est &#xe0; son apog&#xe9;e. Est-ce vraiment cela que l&apos;on veut ? A m&#xe9;diter avant votre propre enterrement...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;7. Les besoins de l&apos;&#xe9;coute et les talents &quot;cach&#xe9;s&quot;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je ne peux pas faire de bilan sans parler du commerce &#xe0; l&apos;indienne. N&#xe9;gocier fut une activit&#xe9; &#xe0; part enti&#xe8;re pendant ces longs mois. Et je ne peux m&apos;emp&#xea;cher de critiquer ouvertement les Indiens et leur mani&#xe8;re de faire du commerce. Leur principal d&#xe9;faut est sans doute le manque d&apos;&#xe9;coute. Ils ne comprennent pas nos demandes car ils n&apos;&#xe9;coutent pas et ne tentent pas de cibler les besoins, une loi essentielle pour r&#xe9;ussir un acte de vente. La diff&#xe9;rence avec un h&#xf4;telier ou un restaurateur fran&#xe7;ais est gigantesque et le &quot;trou&quot; va mettre du temps &#xe0; se remplir. Je ne suis pas s&#xfb;r que le tourisme indien d&#xe9;collera ces prochaines ann&#xe9;es gr&#xe2;ce &#xe0; l&apos;apport d&apos;&#xe9;tranger car seuls les riches indiens acceptent (et encore !) ces lacunes monstres qui paralysent et qui troublent. Mais je fais confiance &#xe0; l&apos;&#xe9;ducation de haut niveau (aux universitaires) et &#xe0; la croissance du pouvoir d&apos;achat de l&apos;indien moyen pour que le probl&#xe8;me se r&#xe9;sorbe de lui-m&#xea;me.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce d&#xe9;faut met en valeur un autre d&#xe9;tail qui me perturbe. Pourquoi diable ai-je l&apos;impression qu&apos;ils se ressemblent tous ? Ce n&apos;est pas une question de physique car je n&apos;ai aucun souci &#xe0; reconna&#xee;tre un individu d&apos;un autre. Le probl&#xe8;me vient surtout du fait qu&apos;ils ont tous plus ou moins des personnalit&#xe9;s homog&#xe8;nes. Certains sont plus gentils et sinc&#xe8;res que d&apos;autres mais de mani&#xe8;re g&#xe9;n&#xe9;rale, il n&apos;existe pas de grosse personnalit&#xe9; comme on peut en avoir dans les pays occidentaux (ou en tout cas en France). Chaque individu est noy&#xe9; dans la masse et &quot;ob&#xe9;it&quot; en quelque sorte &#xe0; la soci&#xe9;t&#xe9; qui lui a &#xe9;duqu&#xe9; les moeurs locaux. On ne d&#xe9;passe pas ces &quot;lois&quot; de fait et je n&apos;arrive pas &#xe0; comprendre qu&apos;on puisse accepter cette condition d&apos;&#xea;tre une personne parmi un milliard. Ici, on n&apos;essaye pas de mettre en valeur sa cr&#xe9;ativit&#xe9;, sa diff&#xe9;rence, sa capacit&#xe9; &#xe0; pouvoir faire des choses que d&apos;autres ne font pas. O&#xf9; sont les talents ? Ils existent forc&#xe9;ment ! Une chose est s&#xfb;re, je reproche &#xe0; la religion hindou d&apos;inhiber cette diff&#xe9;renciation si importante dans nos pays ; et je n&apos;aborde pas le probl&#xe8;me &#xe9;pineux des castes...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;8. La bouffe&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Vivement que je rentre pour d&#xe9;guster les mets fran&#xe7;ais ! Une bonne choucroute alsacienne, de vrais cr&#xea;pes, et bien &#xe9;videmment du boeuf, huuuum !!! Mais attention, ce n&apos;est pas parce que la gastronomie fran&#xe7;aise me manque que je n&apos;ai pas aim&#xe9; celle de l&apos;Inde, au contraire. J&apos;aborderai les restaurants indiens &#xe0; Paris d&apos;un autre oeil. Manger avec mes mains me manquera, m&#xe9;langer le riz avec diff&#xe9;rentes sauces... Et puis le Dal ! D&#xe9;licieux lorsqu&apos;il est bien cuisin&#xe9;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et puis on peut dire que je suis devenu un expert de la cuisine &quot;classique&quot; indienne. Puisqu&apos;en &#xe9;cr&#xe9;mant tous les restaurants du pays, j&apos;ai eu le temps de savourer et de d&#xe9;tecter les diff&#xe9;rences. La cuisine fran&#xe7;aise me manque, certes, mais il est &#xe9;vident que la cuisine indienne (qui m&apos;a fait prendre du poids) sera, elle aussi, un gros manque en France. Tous comme les lassis et l&apos;incontournable Tcha&#xef; dont je suis devenu un expert, un peu comme les oenologues pour le vin. Et puis, m&#xea;me si la plupart des plats sont &#xe0; base de riz, de farine ou de poulet, la vari&#xe9;t&#xe9; est impressionnante lorsque vous avez l&apos;occasion de vous d&#xe9;placer. Donc oui, je l&#xe8;ve le pouce pour la gastronomie indienne !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;9. Le gaspillage de l&apos;eau&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un autre probl&#xe8;me &#xe9;pineux et pas des moindres est celui de l&apos;eau. Futur gros probl&#xe8;me mondial apr&#xe8;s le p&#xe9;trole, la ma&#xee;trise de l&apos;eau est un sujet majeur des conf&#xe9;rences internationales. Mais en Inde, l&apos;eau est gratuite.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En instaurant ces tarifs plus qu&apos;int&#xe9;ressant, le gouvernement indien incite ses citoyens &#xe0; d&#xe9;penser sans compter. Alors, on d&#xe9;pense et on d&#xe9;pense n&apos;importe comment. Certains doivent remplir des seaux pour se laver, seule la charge des r&#xe9;cipients limite l&apos;utilisation mais pour tous les autres ? Lorsqu&apos;on se ballade dans les villes et je pense surtout &#xe0; Delhi, il ne faut pas &#xea;tre sensible aux d&#xe9;penses inutiles. Explications : c&apos;est la mousson, il pleut. La pluie s&apos;arr&#xea;te. Les rick-shaws et pi&#xe9;tons trimbalent la boue partout. Les rues sont sales mais on fait avec, car c&apos;est la mousson. Pourtant, la plupart des commer&#xe7;ants &quot;nettoient&quot; leur petit pr&#xe9;-carr&#xe9;. Et quand je dis &quot;nettoie&quot;, je suis gentil. Ils &quot;d&#xe9;placent la crasse, arrosent avec une bouteille par petits jets, et refont la m&#xea;me chose toutes les demi-heures, comique. Coluche aurait pu en faire un sketch. Je ne parle pas des arriv&#xe9;s d&apos;eau aper&#xe7;ues partout en Inde qui coule pour rien sans s&apos;arr&#xea;ter...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;10. Les Femmes&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il y a une chose importante &#xe0; noter que je ne vais certainement pas oublier. Les femmes en Inde et au N&#xe9;pal sont les plus respectueuses, solides et gracieuses que j&apos;ai pu voir dans ma vie. Elles sont tout simplement exceptionnelles et je ne minimise pas l&apos;hommage en leur direction.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je ne suis pas f&#xe9;ministe mais dans ce genre de pays, on peut vite le devenir. La vie d&apos;une femme est loin d&apos;&#xea;tre facile. Apr&#xe8;s la d&#xe9;ception apport&#xe9;e aux parents lors de votre naissance, il faut subir les lois des castes et du r&#xf4;le donn&#xe9; &#xe0; la femme. On organise un mariage forc&#xe9; et vous devez subir l&apos;homme qu&apos;on vous a choisi, alcoolique ou pas, durant toute une vie (heureusement, il y a des hommes bien, je vous rassure mesdames). Loin des villes, tout s&apos;accentue, la femme a un r&#xf4;le moyen-ageux qui consiste tout simplement &#xe0; faire puis &#xe0; s&apos;occuper des enfants, faire la popote, faire le linge, travailler la terre la t&#xea;te en bas, chercher l&apos;eau pendant que l&apos;homme glande au pas de la porte. Je suis un peu cru mais malheureusement l&apos;homme indien n&apos;a pas beaucoup de tact (je lis parfois des cours de s&#xe9;duction de base dans le journal quotidien pour mieux &#xe9;duquer ces hommes qui n&apos;ont connu aucune autre femme !!!). Heureusement, il ne faut pas g&#xe9;n&#xe9;raliser et la femme se d&#xe9;fend plut&#xf4;t bien lorsqu&apos;ils abusent. C&apos;est un peu l&apos;&#xe9;mission &quot;Confessions Intimes&quot; version indienne si vous pr&#xe9;f&#xe9;rez.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et lorsqu&apos;on ne vous d&#xe9;sire plus car les rides arrivent, vos enfants prennent le relais et sont les principaux fournisseurs de vos besoins (manger, boire, dormir, et se gu&#xe9;rir). Pendant toute cette vie (d&apos;&#xe0; peine 60 ans en moyenne), partir avec un autre homme est tout sauf imaginable et parler &#xe0; un homme &#xe9;tranger n&apos;est pas son r&#xf4;le (une femme a m&#xea;me refus&#xe9; puis finalement accept&#xe9; que je lui serre la main). De plus en plus, la famille indienne se cale sur les r&#xe9;f&#xe9;rences occidentales (dans tous les domaines) et oublie le fonctionnement des castes pour tenter une nouvelle approche. Est-ce un bien ? Je le pense. Mais &#xe0; bien y r&#xe9;fl&#xe9;chir, je pr&#xe9;f&#xe8;re l&apos;&#xe9;l&#xe9;gance et la tradition des saris (elle le porte si bien !) que le jeans slim. Donc attention &#xe0; votre adaptation mesdames !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;11. Voyager donne envie de...voyager&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Toute cette mascarade que je vous pr&#xe9;sente depuis des mois me donnent forc&#xe9;ment envie de d&#xe9;couvrir d&apos;autres pays, d&apos;autres cultures. Les pays d&apos;Asie du sud-est comme le Vi&#xea;t-nam, le Laos ou le Cambodge sont des pays qui m&apos;attirent fortement aujourd&apos;hui mais d&#xe9;couvrir l&apos;Am&#xe9;rique du Sud ou l&apos;Europe n&apos;est pas si mal non plus ! J&apos;envie les photographes de voyage ou les joueurs de tennis professionnel qui parcourent le monde. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et puis, il y a aussi le pouvoir des langues. On est toujours un peu frustr&#xe9; de ne pas comprendre des conversations indiennes. Que disent-ils ? Pourquoi cette t&#xea;te ? Ma&#xee;triser les langues est un pouvoir &#xe9;norme pour comprendre ces civilisations. Alors, je ne vais pas me mettre au Tamoul ou &#xe0; l&apos;Hindi, je vous rassure mais la perspective de s&apos;int&#xe9;resser (s&#xe9;rieusement cette fois-ci) de plus pr&#xe8;s &#xe0; une troisi&#xe8;me langue comme l&apos;allemand ou l&apos;espagnol est plus que tentante. Pourquoi mes professeurs de langue ne m&apos;ont pas donn&#xe9; le go&#xfb;t des langues que j&apos;ai aujourd&apos;hui ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;12. La chance qu&apos;on ne visualise pas&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Partir en Inde aura radicalement chang&#xe9; mes perspectives. Je vois mieux qu&apos;hier, c&apos;est clair. Et ce que je vois actuellement n&apos;est pas une Inde pauvre mais une France riche. De quoi se plaint-on ? Parfois, je peux comprendre certaines revendications l&#xe9;gitimes mais il y a des limites. Le fran&#xe7;ais abuse et critique en permanence. &quot;Rien n&apos;est bien&quot;. Moi, je lui r&#xe9;ponds : &quot;Nous avons de la chance&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Certes, c&apos;est une r&#xe9;ponse facile aux critiques permanentes et je ne veux surtout pas qu&apos;on se suffise &#xe0; nous-m&#xea;me sans se soucier du Progr&#xe8;s. Non ! Mais je parle de choses plus terre &#xe0; terre comme le confort, la propret&#xe9; ou le contenu de notre assiette. Se plaindre est tr&#xe8;s fran&#xe7;ais. Alors, je demande juste &#xe0; ce que parfois, nous essayons d&apos;&#xea;tre un peu indien... Cela s&apos;appelle &quot;relativiser&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;13. Remerciements&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et comme dans un discours professionnel, je remercie les gens qui m&apos;ont aid&#xe9; &#xe0; rendre ce voyage plus agr&#xe9;able encore. Voici donc la liste des personnes qui ont compt&#xe9; pendant ces 5 mois par ordre d&apos;apparition : Guillaume Dax, Usha, Laue Bech, Ram, Park Seong-Ik, Lynn Velthuis, Marie-No&#xeb;lle Coudray, Astrea Strawn, Steve, Poongudi, Swadha, Marine Parant, Yorrick Moulin, Jaap Rozema et Sybille. Et merci &#xe0; vous, famille et amis, sans vos encouragements, je n&apos;aurai peut-&#xea;tre pas eu le courage n&#xe9;cessaire de continuer ce blog r&#xe9;guli&#xe8;rement. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voil&#xe0;. Un voyage se termine, un nouveau chapitre d&#xe9;marre...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 27 Jul 2008 12:35:00 GMT</pubDate></item><item><title>INFOS &#xe0; J-12</title><dc:creator>_blondin_</dc:creator><link>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/07/19/9986052.html</link><category>Les Trips</category><comments>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/07/19/9986052.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://voilablondin.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9986052/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/07/19/9986052.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mon blog comporte plusieurs posts de retard. Depuis le Cachemire, beaucoup de choses se sont pass&#xe9;s (attaque de singe, figuration dans un film de Bollywood, nuit pass&#xe9;e dans le d&#xe9;sert du Rajasthan, decouverte d&apos;un cadavre etc). Je n&apos;ai malheureusement pas eu l&apos;opportunit&#xe9; d&apos;avancer mon projet plus vite. A l&apos;approche de mon retour, j&apos;ai donc d&#xe9;cid&#xe9; de publier des posts de d&#xe9;compte en &amp;quot;zappant&amp;quot; provisoirement la p&#xe9;riode mi-juin / mi-juillet que je reprendrais plus tard pour les grands fans ;-). Je suis donc actuellement au N&#xe9;pal avec Yorrick depuis plusieurs jours. Je tenterais en parall&#xe8;le de compl&#xe9;ter le &amp;quot;trou&amp;quot; qui fait d&#xe9;faut. Les dates indiqu&#xe9;es sont les bonnes.&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;J-12 avant le retour en France ou ma seconde chance&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a des jours sans et des jours avec. Il y a des jours pauvres et des jours remplis. Et il y a des jours o&#xf9;, parfois, il faut rester au lit. Depuis mon arriv&#xe9;e &#xe0; Katmandou au N&#xe9;pal, Yorrick et moi n&apos;avions toujours pas boug&#xe9; nos fesses pour sortir de la capitale. En ce samedi 19 juillet, Yorrick d&#xe9;cide de nous programmer la d&#xe9;couverte du village ancien de Bhaktapur. Un village reconnu pour ses b&#xe2;tisses d&apos;inspiration est-asiatique mais aussi pour sa place centrale (du nom de Durbar Square comme partout au N&#xe9;pal qui veut tout simplement dire &amp;quot;la place du palais&amp;quot;).&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les commer&#xe7;ants n&#xe9;palais nous conseillent de prendre un mini-bus sur une des avenues principales avant de rejoindre le quartier de Shutni Park (ou un truc comme &#xe7;a...) o&#xf9; se situent la plupart des liaisons de bus vers Bhaktapur. En quelques secondes seulement, nous trouvons un mini-bus de 12 places o&#xf9; sont entass&#xe9;s 21 personnes. Mais ils acceptent notre entr&#xe9;e parmi les serr&#xe9;s pour seulement 12 roupies n&#xe9;palais. Je m&apos;assois sur les jambes d&apos;un homme en envoyant un cou de coude &#xe0; un autre. Yorrick, lui, ne peut pas tourner le visage sinon son nez colle au chapeau n&#xe9;palais d&apos;un troisi&#xe8;me homme. Arriv&#xe9;e &#xe0; la &amp;quot;gare&amp;quot; routi&#xe8;re qui ressemble plus &#xe0; une sortie de rond-point qu&apos;autre chose. Nous trouvons en quelques minutes le bus liant les deux villes. Le trajet doit durer &#xe0; peu pr&#xe8;s 40 minutes. Yorrick et moi nous installons. Lui, sur la banquette arri&#xe8;re, moi, trois ou quatre rangs devant lui, sur le c&#xf4;t&#xe9; droit contre la fen&#xea;tre. Les jeunes n&#xe9;palais (la moyenne d&apos;&#xe2;ge du pays est de 20 ans seulement) s&apos;accumulent dans le couloir au centre. Une femme et ses enfants s&apos;installent aupr&#xe8;s de moi. Nous sommes serr&#xe9;s et pas pr&#xea;t de bouger avant l&apos;arr&#xea;t concern&#xe9;. &lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au bout de 30 minutes pourtant, un incident nous interpelle. Un jeune n&#xe9;palais commence &#xe0; se disputer avec l&apos;un des responsables du bus. Nous croyons &#xe0; un d&#xe9;faut de paiement. Quelques secondes suffisent pour que plusieurs personnes s&apos;emm&#xea;lent et chassent le jeune rebelle du v&#xe9;hicule. En sortant, l&apos;homme traverse la voie vers la droite (au N&#xe9;pal aussi, ils conduisent &#xe0; gauche) et insultent l&#xe2;chement le chauffeur du bus et ses assistants. Les hommes r&#xe9;pondent par la fen&#xea;tre mais en vain, le n&#xe9;palais, d&#xe9;cid&#xe9;ment contrari&#xe9;, montre ses attributs et joue la provocation &#xe0; 30 m&#xe8;tres de nous. Quelques hommes sortent alors du bus et se dirigent droit vers lui. A l&apos;approche d&apos;une petite rue de quartier, ils tentent de se boxer mais, comme les indiens, ils ne se sont pas assez inspir&#xe9;s de Rocky pour &#xea;tre cr&#xe9;dible. Les trois hommes en col&#xe8;re reviennent vers le bus pour reprendre la route. Mais le jeune n&#xe9;palais, d&#xe9;cid&#xe9;ment bien stupide et vex&#xe9; par une telle altercation, prend une pierre de 15 &#xe0; 20 centim&#xe8;tres de long pour 10 de large et l&apos;envoie express&#xe9;ment sur le bus. Pas de bol, l&apos;homme vise plut&#xf4;t bien et je vois la pierre se diriger en plein sur moi. Le jet est suffisamment puissant pour que je d&#xe9;cide de me coucher (trop peu !) vers la gauche en prot&#xe9;geant ma t&#xea;te. Yorrick, lui, comprend tout de suite que je suis en danger r&#xe9;el mais ne peut rien faire &#xe0; part contempler la pierre foncer vers ma fen&#xea;tre.&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est amusant de se dire que parfois, les choses ne se jouent pas &#xe0; grand chose. On voit cette pierre arriver vers nous en imaginant sa taille sans se douter que quelques secondes plus tard, on peut &#xea;tre ensanglant&#xe9; ou pire, dans un &#xe9;tat de coma profond. Heureusement, ce jour-l&#xe0;, la pierre eu la bonne id&#xe9;e de s&apos;&#xe9;craser 20 centim&#xe8;tres au-dessus de ma t&#xea;te s&apos;arr&#xea;tant net contre le rideau coinc&#xe9; et tendu &#xe0; mort. Bien &#xe9;videmment, avant d&apos;atteindre le rideau, le projectile brisa &#xe0; 90 % la fen&#xea;tre m&apos;arrosant ainsi de centaines de d&#xe9;bris de verres bleus inondant m&#xea;me mes chaussures de trek et mes poches de shorts... Je n&apos;ai rien eu. Ouf ! Par contre, je tremble un peu, beaucoup m&#xea;me... Et je ne peux m&apos;emp&#xea;cher de sortir du bus pour aller m&apos;expliquer &amp;quot;pacifiquement&amp;quot; avec le mec. Seulement, une dizaine de n&#xe9;palais ont r&#xe9;agi plus vite que moi et sont d&#xe9;j&#xe0; paum&#xe9;s dans les rues du village &#xe0; poursuivre l&apos;immature. En arrivant au d&#xe9;but de la rue, une trentaine de tronches me d&#xe9;visage en se demandant ce que le &amp;quot;blanc&amp;quot; va faire. Rien. Le blanc est compl&#xe8;tement perdu par toutes ces personnes qui se ressemblent et d&#xe9;cident, sagement, de revenir vers le bus ce qui soulage Yorrick qui se voyait d&#xe9;j&#xe0; en train de me d&#xe9;fendre dans les &amp;quot;favelas&amp;quot; n&#xe9;palaises... Pourtant, ce jour-l&#xe0;, pour la premi&#xe8;re fois, je pense que Rocky m&apos;aurait suffisamment inspir&#xe9;...&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L&apos;apr&#xe8;s-midi qui suivit fut la plus belle v&#xe9;cu au N&#xe9;pal. Je ne sais pas si cela est d&#xfb; aux magnifiques monuments vus ou &#xe0; la r&#xe9;alisation que je vivais une seconde fois... Mais en tout cas, je suis zen.&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;J -12 avant le retour en France ou Saturday Night Katmandou&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La journ&#xe9;e commen&#xe7;ait bien. Un jet de pierre en pleine gueule, il y a mieux (voir post pr&#xe9;c&#xe9;dent). Passons cet &#xe9;pisode et profitons de cette belle journ&#xe9;e qui s&apos;annonce. Nous descendons d&#xe9;finitivement du bus et commen&#xe7;ons &#xe0; marcher vers le village de Paktapur qui se trouve sur une sorte de colline. Nous traversons un petit pont, les rues sont en hauteur et tout est vert. La mousson actuelle donne au d&#xe9;cor un air de village abandonn&#xe9;. En montant, nos appareils photo chauffent doucement mais s&#xfb;rement. Les b&#xe2;timents, sombres, sont assez hauts, dans un mauvais &#xe9;tat mais ont gard&#xe9; une authenticit&#xe9; particuli&#xe8;re tr&#xe8;s int&#xe9;ressante. Il y a des potiers partout et m&#xea;me les gamins travaillent pour le compte du business familial. On se fait aborder par des vendeurs de tableaux, de couteaux mais il n&apos;y a pas de mendiants. En arrivant &#xe0; Durbar Square, la place principale, les drapeaux n&#xe9;palais et les temples hindous d&apos;inspiration chinoise sont les principaux sujets de nos cadrages. Les enfants, totalement libres et joueurs, ne se font pas d&#xe9;sirer pour &#xea;tre pris en photo. Et toujours en jouant, ils nous invitent &#xe0; leur donner quelques roupies ou dollar que nous d&#xe9;clinons vivement.&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous trouvons un restaurant en hauteur sur l&apos;arri&#xe8;re-place. La vue est splendide et nous pouvons observer le comportement de la population n&#xe9;palaise librement. Je d&#xe9;guste du fromage de Yak et un dal n&#xe9;palais. Excellent. Puis nous marchons &#xe0; travers le march&#xe9; aux l&#xe9;gumes local. Je m&apos;arr&#xea;te pr&#xe8;s d&apos;un temple o&#xf9; je m&apos;assois au c&#xf4;t&#xe9; d&apos;un vieil homme. Yorrick continue ses photos pour d&#xe9;crocher le Pullitzer avec son argentique tandis que je d&#xe9;marre une conversation silencieuse avec le vieux n&#xe9;palais. Nous admirons la c&#xe9;r&#xe9;monie qui a lieu sous nos yeux. Une sorte de guru entour&#xe9; de fleurs est assis devant des dizaines d&apos;hindous, tous la soixantaine pass&#xe9;e. On donne une p&#xe2;te rouge aux fid&#xe8;les pour qu&apos;ils cultivent le point rouge sur leur front. Je prends quelques photos &#xe0; mon tour et une vid&#xe9;o que je montre &#xe0; mon voisin, souriant et discret. Je le quitte une dizaine de minutes plus tard toujours sans mots. Je lui fais le signe du respect (Namaste), il me r&#xe9;pond par le m&#xea;me geste.&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est temps de partir et de reprendre le bus pour Katmandou. Esp&#xe9;rons que cette fois-ci, tout se passe bien. En arrivant sur la route, le bus est d&#xe9;j&#xe0; l&#xe0; et on nous indique le toit o&#xf9; sont d&#xe9;j&#xe0; install&#xe9;s quelques n&#xe9;palais. A part les fils &#xe9;lectriques qui passent au-dessus des routes, je ne crains pas grand chose &#xe0; cette nouvelle exp&#xe9;rience. Alors nous montons de vive allure. Le bus d&#xe9;marre, s&apos;arr&#xea;te &#xe0; nouveau, reprend quelques passagers et le toit se remplit d&#xe9;finitivement. Yorrick fait la connaissance d&apos;un groupe de jeunes militaires pendant que je fais la causette avec un universitaire sur l&apos;avenir politique du N&#xe9;pal (le pays n&apos;est plus une monarchie et la population vote pour son premier pr&#xe9;sident en ce moment). C&apos;est amusant d&apos;&#xea;tre sur ce toit. On peut admirer les montagnes et les paysages alentour. Les quelques n&#xe9;palais qui nous voient en bas se marrent. Mais un gros d&#xe9;faut, la pollution. Katmandou fait partie des capitales les plus pollu&#xe9;es du monde avec Mexico car elle est situ&#xe9;e dans une cuvette. La fin du voyage est donc un peu gerbante. Et puis nous descendons dans les rues de Katmandou. L&#xe0;, un gamin m&apos;envoie une cacahu&#xe8;te dans la tronche m&apos;obligeant &#xe0; l&apos;engueuler pour me faire respecter, d&#xe9;cid&#xe9;ment. Mais &#xe0; choisir, je pr&#xe9;f&#xe8;re la cacahu&#xe8;te &#xe0; la pierre du matin.&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous revenons &#xe0; l&apos;h&#xf4;tel et d&#xe9;cidons pour la premi&#xe8;re fois de sortir sur Katmandou. Nous proposons &#xe0; deux fran&#xe7;aises (dont une de Delhi) rencontr&#xe9;es sur le lieu d&apos;accommodation de passer la soir&#xe9;e ensemble pour d&#xe9;couvrir Katmandou la nocturne. A la diff&#xe9;rence de l&apos;Inde, la vie nocturne est plut&#xf4;t riche m&#xea;me si la plupart des gens dorment tr&#xe8;s t&#xf4;t. Pour les occidentaux par contre, vous avez le choix entre des bars sympathiques un peu hippie, des danseuses russes ou des prostitu&#xe9;es n&#xe9;palaises dans des bars glauques. Malheureusement, le tourisme sexuel est bien pr&#xe9;sent ici et nous ne sommes pas loin des &amp;quot;standards&amp;quot; tha&#xef;landais. En arrivant au Reggae Caf&#xe9;, un bar dans un style toujours tr&#xe8;s chinois, la musique d&#xe9;tonne. Un groupe n&#xe9;palais chante &amp;quot;I want to break free&amp;quot; du groupe Queen. Le son est bon et l&apos;ambiance, bien pr&#xe9;sente. Malheureusement, j&apos;aper&#xe7;ois quelques jeunes am&#xe9;ricains profitant de leur s&#xe9;jour pour draguer des n&#xe9;palaises provocantes. J&apos;ai vraiment l&apos;impression d&apos;&#xea;tre au Viet-Nam, pendant la guerre. Mais les occidentaux commencent &#xe0; arriver en masse et &#xe0; faire la f&#xea;te sur les rythmes endiabl&#xe9;s des classiques des ann&#xe9;es 60 &#xe0; 2000. Tout y passe ; Jimi Hendrix, les Beatles, Coldplay, Bob Marley, les Chili Peppers, les&lt;br /&gt;Stones etc. Nous passons une super soir&#xe9;e.&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Retour &#xe0; l&apos;h&#xf4;tel sous une pluie l&#xe9;g&#xe8;re qui en annonce une plus forte. C&apos;est la mousson, nous sommes &#xe0; Katmandou et je viens de passer une soir&#xe9;e au Reggae Caf&#xe9; &#xe0; danser. Quoi de mieux ?&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 19 Jul 2008 16:04:00 GMT</pubDate></item><item><title>J + 111 ou la pr&#xe9;paration tranquille d&apos;un trek difficile</title><dc:creator>_blondin_</dc:creator><link>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/13/9954085.html</link><category>Les Trips</category><comments>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/13/9954085.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://voilablondin.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9954085/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/13/9954085.html</guid><description>&lt;p&gt;Arriv&#xe9;e &#xe0; Sonamarg en bus, une des derni&#xe8;res enclaves du Cachemire &quot;autoris&#xe9;&quot;. Nous sommes accueillis par un grand balisage au-dessus de la route : &quot;The Indian Army welcomes you&quot;. En effet, Sonamarg est un avant-poste id&#xe9;al avant les fronti&#xe8;res &quot;chaudes&quot;. Perch&#xe9; &#xe0; 2700 m&#xe8;tres d&apos;altitude et &#xe0; quelques centaines de kilom&#xe8;tres &#xe0; vol d&apos;oiseau de la fronti&#xe8;re Afghane (o&#xf9; 9 militaires am&#xe9;ricains ont &#xe9;t&#xe9; tu&#xe9;s par une offensive talibane le 16 juillet 2008), ce petit village a la particularit&#xe9; d&apos;&#xea;tre devenu en un coup d&apos;oeil un de mes endroits pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9;s de toute ma courte vie. La route traversant les quelques commerces devient microscopique si on l&#xe8;ve les yeux quelques instants. En effet, la vall&#xe9;e est incroyablement large et monte petit &#xe0; petit comme un &#xe9;norme stade ; sauf qu&apos;&#xe0; la place des tribunes, vous pouvez admirer une for&#xea;t de pins g&#xe9;ants d&apos;un c&#xf4;t&#xe9; et une pelouse verte brout&#xe9;e par des chevaux &quot;sauvages&quot; de l&apos;autre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour arriver &#xe0; ce point, le bus nous a fait d&#xe9;couvrir les merveilles du Cachemire en longeant pendant plusieurs heures une rivi&#xe8;re incroyablement parfaite pour un tour de rafting. Imaginez juste un d&#xe9;cor id&#xe9;al pour un film ou tout simplement pour une sc&#xe8;ne montrant ce qu&apos;est le Paradis. Vous y &#xea;tes ? Et bien, le Cachemire, aussi incroyable que cela puisse para&#xee;tre, c&apos;est &#xe7;a... On a du mal &#xe0; y croire lorsque vous le lisez dans les guides mais sur place, on est convaincu sans probl&#xe8;me... Allez j&apos;arr&#xea;te. Je reprends le cours de mon histoire. J&apos;en &#xe9;tais o&#xf9; d&#xe9;j&#xe0; ? Ah oui ! Les chevaux non-sell&#xe9;s qui broutent l&apos;herbe. Int&#xe9;ressant ? Oui, surtout lorsqu&apos;on assiste &#xe0; des reproductions acc&#xe9;l&#xe9;r&#xe9;s entre &#xe9;talon et jument consentante...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avant de trouver les guides id&#xe9;als &#xe0; un prix lui aussi id&#xe9;al, nous n&#xe9;gocions deux chambres dans le seul h&#xf4;tel &#xe0; petit budget de la commune dirig&#xe9; par des Sikhs. Il fait frais dehors et &#xe7;a fait du bien de se sauver des chaleurs des plaines. Guillaume et moi trouvons chacun un petit &quot;coat&quot; pour se sauvegarder des temp&#xe9;ratures himalayennes. Nous avons aussi eu le temps de trouver nos futurs collaborateurs de montagne qui nous guideront dans les hautes altitudes. Nous n&#xe9;gocions un trek en cheval pour 11 000 roupies pour 3 nuits et 4 jours. Il n&apos;y aura qu&apos;une tente pour nous quatre et nous devons acheter &#xe0; manger. Autant dire que nos emplettes seront tr&#xe8;s simplifi&#xe9;s. Au menu des 4 jours : des paquets de noodles, du pain de mie et des barres chocolat&#xe9;es. Nous comprendrons, &#xe0; l&apos;avenir, que ce choix simplifi&#xe9; n&apos;aura pas &#xe9;t&#xe9; le bon. L&apos;eau, elle, &#xe9;tant fourni par l&apos;&#xe9;quipage. Le rendez-vous est fix&#xe9; en d&#xe9;but de matin&#xe9;e le lendemain.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La nuit tomb&#xe9;e, nous d&#xe9;gustons dans un petit restaurant le fameux Rista que convoitait Will depuis quelques jours. Ses petites bouliches de mouton tremp&#xe9;es dans une sauce sont succulentes ! L&#xe0;, une troupe de jeunes indiens venus des plaines nous invitent et nous d&#xe9;gustons les sp&#xe9;cialit&#xe9;s locales dans un air de f&#xea;te. Les jeunes, tr&#xe8;s ouverts, &#xe9;duqu&#xe9;s et curieux, nous donnent rendez-vous le lendemain avant notre trek. Nous &#xe9;changeons les num&#xe9;ros, les noms pour Facebook et nous rejoignons avec h&#xe2;te les chambres du Punjab Hotel. Avec gentillesse mais un peu perdu, un des employ&#xe9;s nous fait remarquer qu&apos;il nous attendait pour fermer la porte d&apos;entr&#xe9;e. L&apos;accueil est formidable et moins stressant qu&apos;en &quot;Inde&quot;. Nos sacs de voyage seront au chaud, ici, pendant toute la dur&#xe9;e de notre trek.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le lendemain est un peu poussif mais nous arrivons sur les lieux du rendez-vous &#xe0; peu pr&#xe8;s &#xe0; l&apos;heure gr&#xe2;ce aux jeunes rencontr&#xe9;s la veille qui nous ont d&#xe9;pos&#xe9; en voiture. Les chevaux nous attendent. Il y en a 6. Ils sont assez petits mais n&apos;ont pas la &quot;gueule&quot; de poneys. Le sp&#xe9;cialiste hippique me contredira forc&#xe9;ment en affirmant que ce sont des poneys et pas des chevaux, peu importe, ils vont se coltiner quatre occidentaux en mal d&apos;aventure. Les guides sherpas sont au nombre de trois. Il y a Manzoor, le principal interlocuteur, Faruq, un jeune arabe assez sec qui a l&apos;air de ma&#xee;triser les chevaux comme s&apos;il les avait con&#xe7;u et Mushtaq le cuisinier. Tous les trois portent la barbe et n&apos;ont pas encore la trentaine. Seul Caroline a une exp&#xe9;rience significative de &quot;cavalerie&quot; mais je suis le seul &#xe0; ne pas avoir chevauch&#xe9; &quot;r&#xe9;ellement&quot;. Et pourtant, je suis assez excit&#xe9; &#xe0; l&apos;id&#xe9;e de commencer cette nouvelle exp&#xe9;rience qui-plus-est dans un des endroits les plus beaux au monde.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un dernier tcha&#xef; et c&apos;est parti, l&apos;aventure commence...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 13 Jun 2008 11:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>J + 111 ou les vertus du th&#xe9;...</title><dc:creator>_blondin_</dc:creator><link>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/13/9954046.html</link><category>Les Trips</category><comments>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/13/9954046.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://voilablondin.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9954046/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/13/9954046.html</guid><description>&lt;p&gt;Au petit matin, nous d&#xe9;couvrons avec stup&#xe9;faction la beaut&#xe9; du lac et ses millions de reflets. Quelques shikaras se trimbalent autour des houseboats en esp&#xe9;rant d&#xe9;crocher une course. Certains sont remplis de produits de tous genres du type &#xe9;picerie. Un film me vient en t&#xea;te : &quot;Le Cinqui&#xe8;me El&#xe9;ment&quot; de Luc Besson lorsque Bruce Willis commande de la viande &#xe0; un &#xe9;picier chinois. L&#xe0;, c&apos;est la m&#xea;me chose, les vendeurs accostent sur les houseboats sans permission et vous vendent des tapis de tout genre de pi&#xe8;tre qualit&#xe9; bizarrement. C&apos;est tout de m&#xea;me le Cachemire ! L&apos;un d&apos;eux, &#xe0; la peau compl&#xe8;tement d&#xe9;color&#xe9;e, parvient pourtant &#xe0; rentrer dans notre domicile flottant. Ils pr&#xe9;sentent &#xe0; Caroline des dizaines d&apos;&#xe9;toffes et de tapis mais rien ne l&apos;emballe ; il doit tout replier et passer &#xe0; un autre client du lac.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nous nous installons sur la terrasse o&#xf9; nous admirons les aigles qui commencent leur journ&#xe9;e &#xe0; chasser. Les rase-mottes sont impressionnants, les poissons en sont effray&#xe9;s. Il y a aussi des dragon-flies qui nous regardent immobiles dans l&apos;air. Et puis c&apos;est l&apos;heure du petit d&#xe9;jeuner. Le fils du propri&#xe9;taire, d&apos;une trentaine d&apos;ann&#xe9;es &#xe0; peine, nous sert du khawa (&#xe0; ne pas confondre avec notre caf&#xe9; !), deux omelettes et quelques toasts. Nous devons partir bient&#xf4;t pour prendre un bus alors nous ne tardons pas &#xe0; avaler le repas. Lors du r&#xe8;glement, nous trouvons que la note est un peu sal&#xe9;e pour un standard indien. Quelque peu circonspects, nous tentons de n&#xe9;gocier le prix vers le bas car le repas vaut &#xe0; peu pr&#xe8;s 50% moins cher que le prix propos&#xe9;. Les sacs sont pr&#xea;ts et les discussions pour un malheureux p&apos;tit d&#xe9;j&apos; sont &#xe2;pres. Je sens que l&apos;homme est un peu tendu par cette discussion. Mais par principe, nous ne laisserons pas deux fois le prix alors que dans le m&#xea;me temps Glen et Caroline ont ramen&#xe9; un couple fran&#xe7;ais (en l&apos;occurrence Guillaume et moi) pour une nuit suppl&#xe9;mentaire. Personnellement, je suis rest&#xe9; sur la terrasse et je tente de calculer le co&#xfb;t r&#xe9;el d&apos;un tel repas. Je commence alors par dire &#xe0; voix haute : &quot;So, the tea... it&apos;s just water, ....&quot; Je n&apos;ai pas le temps de rajouter que dans le th&#xe9;, il y a aussi du th&#xe9; et une pr&#xe9;paration particuli&#xe8;re que l&apos;homme s&apos;&#xe9;nerve. &quot;WHAT !!!!!! TEA IS NOT ONLY WATER !!!!!&quot;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L&#xe0;, l&apos;homme s&apos;emballe, repart vers son domicile personnel (le houseboat voisin), revient toujours aussi &#xe9;nerv&#xe9;, r&#xe9;p&#xe8;te sans cesse que le th&#xe9;, ce n&apos;est pas que de l&apos;eau. Il s&apos;en prend personnellement &#xe0; Guillaume qu&apos;il aper&#xe7;oit sur la terrasse pensant qu&apos;il est &#xe0; l&apos;origine de la r&#xe9;plique. Guillaume se d&#xe9;fend verbalement et l&apos;incite &#xe0; mod&#xe9;rer ses propos. Le Cachemiri revient sur la terrasse, et pour &#xe9;viter la confusion, je l&apos;interpelle pour lui expliquer que c&apos;est bien moi qui pense que le th&#xe9; comporte de l&apos;eau mais aussi des feuilles aux saveurs particuli&#xe8;res et qu&apos;une ma&#xee;trise de la pr&#xe9;paration est n&#xe9;cessaire pour servir (m&#xea;me si personnellement je ne pense pas que son th&#xe9; fut tr&#xe8;s compliqu&#xe9; &#xe0; pr&#xe9;parer). Pour acc&#xe9;l&#xe9;rer le processus de n&#xe9;gociation, je m&apos;excuse pour la m&#xe9;prise et je reste &#xe0; l&apos;&#xe9;cart des calculs. Au final, nous avons 50 % de r&#xe9;duction. Enfin, c&apos;est comme dire que nous avons eu le vrai prix sans r&#xe9;duction. La fin est morose, les politesses d&apos;adieu se font rares, nous quittons, sur les nerfs, le lac aux n&#xe9;nuphars...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sans cet incident, je serais reparti de Srinagar ravi mais malheureusement j&apos;ai retenu beaucoup de points n&#xe9;gatifs qui m&apos;incite &#xe0; croire que la capitale du Cachemire a peur des p&#xe9;riodes &quot;creuses&quot; ; celles o&#xf9; les tensions se ravivent entre le Pakistan et l&apos;Inde qui affaiblissent l&apos;&#xe9;conomie du tourisme. Au passage, et pour expliquer son comportement, l&apos;homme et son p&#xe8;re ont d&#xfb; revendre deux de leurs houseboats pendant la derni&#xe8;re crise &quot;diplomatique&quot; il y a quelques ann&#xe9;es. Srinagar est une ville militaro-touristique et il faut en mesurer les possibles cons&#xe9;quences, that&apos;s it.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 13 Jun 2008 11:52:00 GMT</pubDate></item><item><title>J + 110 ou le business obsessionnel</title><dc:creator>_blondin_</dc:creator><link>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/12/9940674.html</link><category>Les Trips</category><comments>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/12/9940674.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://voilablondin.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9940674/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/12/9940674.html</guid><description>&lt;p&gt;Notre arriv&#xe9;e &#xe0; Srinagar est assez &#xe9;trange. On nous d&#xe9;pose au milieu d&apos;un carrefour. Il n&apos;y a aucun panneau pour nous aider. Nous savons juste que le Cachemire est un rep&#xe8;re pour fabriquer des battes de cricket ; le d&#xe9;cor des campagnes nous ferait presque oublier l&apos;Inde : les devantures des shops sont en arabe. Les gens ont la barbe taill&#xe9;e et oublie la moustache. On sent une atmosph&#xe8;re afghane voire iranienne, en tout cas, d&apos;Asie centrale. Un vieil homme se dirige vers nous. Il nous propose une chambre dans son house boat. Srinagar conna&#xee;t son succ&#xe8;s gr&#xe2;ce &#xe0; son lac Dal et les house boats qui y flottent. Pour d&#xe9;tourner une loi sur la propri&#xe9;t&#xe9;, les anglais ont fait construire des maisons directement sur le lac pendant l&apos;&#xe9;poque du Raj. Il nous accompagne via un rick-shaw gratuit et nous fait visiter les lieux. Nous remarquons que nous sommes sur la rivi&#xe8;re Jhemul au sud et pas sur le lac. C&apos;est assez calme. L&apos;id&#xe9;e de dormir sur l&apos;eau et de voir passer les aigles environnants nous d&#xe9;tend. De toute fa&#xe7;on, nous sommes trop fatigu&#xe9;s pour aller ailleurs ce soir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L&apos;homme s&apos;appelle Abdul. Il est musulman et porte le &quot;chapeau&quot; ad&#xe9;quat. Cet house boat n&apos;est pas une maison sur l&apos;eau mais une petite p&#xe9;niche le long de la digue. Il y a l&apos;&#xe9;lectricit&#xe9; et l&apos;eau. En nous installant, nous voyons passer des ordures ainsi que des excr&#xea;ments humains qui flottent, c&apos;est classe. Abdul est attentionn&#xe9; et nous n&#xe9;gocions un petit d&#xe9;jeuner sur mesure centr&#xe9; autour d&apos;un Kahwa qui d&#xe9;signe le th&#xe9; vert &#xe0; la cardamome , une sp&#xe9;cialit&#xe9; locale. Nous n&apos;avons toujours pas vu le lac. Nous d&#xe9;cidons donc de manger un bon plat indien au niveau du lieu touristique. En arrivant, une foule &quot;d&apos;indiens arrivistes&quot; consomment dans l&apos;art&#xe8;re principale bordant le lac. Nous apercevons les v&#xe9;ritables house-boats &#xe0; quelques centaines de m&#xe8;tres de nous sur le lac. Chaque &quot;maison&quot; porte un nom du type : &quot;Little Australia&quot;, &quot;New Paradise&quot;, &quot;London Guest House&quot;. Notre regard s&apos;alllonge au loin, il y en a &#xe0; perte de vue, tous align&#xe9;s. La rue est tr&#xe8;s bruyante et nous sommes soulag&#xe9;s de ne pas avoir embarqu&#xe9; dans l&apos;une de ces house-boats. Nous choisissons un restaurant &quot;non-veg&quot; (non-v&#xe9;g&#xe9;tarien) car Will veut absolument retrouver les muttons balls qu&apos;il avait savour&#xe9; au Ladakh l&apos;ann&#xe9;e derni&#xe8;re.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En entrant dans la salle principale, une surprise nous attend : Glen et Caroline, le couple rencontr&#xe9; &#xe0; Jammu, mange tranquillement assis &#xe0; une table. Huit yeux sourient au m&#xea;me moment. Nous nous installons aupr&#xe8;s d&apos;eux. Quelle chance de les retrouver ici ! Nous qui avions les m&#xea;mes envies de voyage ! Ils ont quasiment termin&#xe9; leur repas et nous proposent donc de les rejoindre dans leur houseboat le lendemain pour dormir dans la chambre &#xe0; c&#xf4;t&#xe9;. Ils sont &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur du lac et n&apos;ont aucune nuisance particuli&#xe8;re. Forc&#xe9;ment, nous acceptons l&apos;invitation. Ce couple est vraiment cool. Le soir en rentrant, Will sympathise avec Abdul lorsque je roupille devant mon ordinateur. En bon musulman, le propri&#xe9;taire lui propose de tester le narguil&#xe9; pour le lendemain. Will ne refuse pas mais n&apos;accepte pas non plus. Nous allons d&apos;abord voir les house-boats de nos nouveaux amis ainsi que celui que nous a conseill&#xe9; une autre personne &#xe0; Auroville.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le lendemain, nous avons du mal &#xe0; nous r&#xe9;veiller car nous sommes fatigu&#xe9;s des voyages incessants. Le p&apos;tit d&#xe9;j&apos; aval&#xe9;, nous filons droit vers le lac o&#xf9; doivent encore nous attendre Caroline et Glen. Pour rejoindre les house-boats, nous sommes oblig&#xe9;s d&apos;utiliser un shikara-wallah, les bateliers qui conduisent les h&#xf4;tes sur des gondoles vers les maisons flottantes. On nous envoie vers un Shikara dont le pagayeur nous fait un grand sourire. Lors de la travers&#xe9;e, le wallah commence &#xe0; nous expliquer que le couple que nous rejoignons est parti et qu&apos;ils ne nous ont pas attendus. Interloqu&#xe9;s par cette information, nous compl&#xe9;tons nos questions mais le jeune homme n&apos;est pas clair dans ses r&#xe9;ponses. Parfois, ils sont partis &#xe0; 9 heures, parfois &#xe0; 11 heures 15. Tout cel&#xe0; est &#xe9;trange. Mais cela peut &#xea;tre cr&#xe9;dible car nous avons trois quart d&apos;heures de retard tout de m&#xea;me !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En arrivant au house-boat, l&apos;homme nous pr&#xe9;sente les chambres et nous indique que le couple &#xe9;tait dans l&apos;une d&apos;elles il y a seulement quelques heures. Une bouteille de Whisky &#xe0; moiti&#xe9; vide tra&#xee;ne sur la table de chevet, des paquets de cigarettes &#xe9;cras&#xe9;s sont &#xe9;tal&#xe9;s par terre. Ils ont bu de l&apos;alcool avec nous et je crois les avoir vu fumer mais de l&#xe0; &#xe0; s&apos;acheter une bouteille d&apos;un litre et de la laisser &#xe0; moiti&#xe9; remplie ; je ne les imaginais pas comme &#xe7;a... Avec Guillaume, nous commen&#xe7;ons &#xe0; imaginer ce qui a pu se passer. La veille, le plan de la journ&#xe9;e &#xe9;tait plut&#xf4;t clair. Nous devions visiter ensemble un autre house-boat et trouver le meilleur trajet pour le trek dans les montagnes. Ils avaient l&apos;air si motiv&#xe9;s ! Pourquoi seraient-ils partis subitement ? Le batelier, qui est aussi de m&#xe8;che pour le house-boat nous explique qu&apos;ils sont partis vers l&apos;ouest &#xe0; une centaine de Km et &#xe0; un endroit compl&#xe8;tement oppos&#xe9; de ce qu&apos;ils nous avaient indiqu&#xe9; la veille. Et puis, l&apos;homme nous presse, nous incite &#xe0; nous installer. Mais cette nouvelle nous a refroidi et nous d&#xe9;cidons de revenir chez Abdul au calme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En retrouvant le shikara, l&apos;homme nous laisse &#xe0; un batelier qui prend une autre direction ce qui nous permet de d&#xe9;couvrir de nouveaux coins du lac et d&apos;autres house-boats. Le paysage est beaucoup plus joli. Il y a des n&#xe9;nuphars partout, certains avec des lotus. Nous croisons d&apos;autres shikaras. L&apos;ensemble est tr&#xe8;s beau. On se croirait presque &#xe0; Venise. Et puis nous tournons le visage &#xe0; gauche, un autre house-boat se d&#xe9;voile, une femme blanche sort la t&#xea;te, c&apos;est Caroline... Nous sommes perdus mais nous comprenons en quelques instants ce qu&apos;il s&apos;est pass&#xe9;. Le jeune batelier nous a emmen&#xe9; &quot;en barque&quot; jusque dans son propre house-boat. Il a mont&#xe9; une histoire incroyable pour que nous prenions sa chambre. La parade ne fonctionnant pas, il nous a &quot;poliment&quot; donn&#xe9; &#xe0; un autre shikara vers le &quot;vrai&quot; house-boat o&#xf9; se situait Caroline et Glen ; incroyable. Cet homme a failli changer tous nos plans. Quelle image de Srinagar nous donne-t-il !!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Heureux de retrouver le couple su&#xe9;do-australien, nous leur racontons l&apos;histoire compl&#xe8;tement folle et nous excusons pour le retard. Nous nous installons aussit&#xf4;t avec eux et rencontrons le propri&#xe9;taire des lieux qui aurait eu un article dans l&apos;Express, le magazine fran&#xe7;ais. Nous passons la soir&#xe9;e ensemble et r&#xea;vons d&#xe9;j&#xe0; de notre futur aventure dans les montagnes Cachemiris. Demain, nous irons &#xe0; Sonamarg &#xe0; plus de 2700 m&#xe8;tres d&apos;altitude.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 12 Jun 2008 08:29:00 GMT</pubDate></item><item><title>J + 110 ou les couleurs du Paradis</title><dc:creator>_blondin_</dc:creator><link>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/12/9828305.html</link><category>Les Trips</category><comments>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/12/9828305.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://voilablondin.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9828305/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/12/9828305.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le voyage en jeep commence. Tous les
indiens rencontr&#xe9;s &#xe0; Jammu n&apos;ont pas arr&#xea;t&#xe9; de nous vanter les m&#xe9;rites
du Cachemire : &amp;quot;this is The Paradise&amp;quot;, &amp;quot;Kashmir is the best&amp;quot; etc. Nous
nous attendons donc &#xe0; du top niveau. Pour le moment, les routes
traversant les montagnes sont dangereuses mais belles. Nous traversons
de beaux paysages mais nous sommes loin du &amp;quot;paradis&amp;quot;. Ce qui me marque
le plus est bien &#xe9;videmment la pr&#xe9;sence militaire. Les quelques
garnisons de Jammu ne sont rien &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de ce que nous voyons sur la
route. Chaque passage difficile sur les flancs de montagne cr&#xe9;e des
bouchons, la faute &#xe0; la centaine de camions militaires qui se d&#xe9;place
vers le sud. On ne sait rien des tactiques employ&#xe9;es. Mais dans tous
les cas, &#xe7;a bouge beaucoup et les replacements sont permanents. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A peu pr&#xe8;s 100 000 hommes sont pr&#xe9;sents
au Cachemire pour d&#xe9;fendre l&apos;Inde en cas d&apos;attaque du Pakistan. Je
pense avoir vu plus de militaires en 8 heures de jeep qu&apos;&#xe0; la t&#xe9;l&#xe9; dans
toute ma vie. Pourtant l&apos;ambiance est plut&#xf4;t zen. Les militaires font
la circulation, nous font des sourires au &amp;quot;pit stop&amp;quot; ou s&apos;endorme
doucement dans un virage cach&#xe9;. En arrivant dans les hauteurs, les
paysages se d&#xe9;voilent, quelques plantations de riz nous indiquent que
nous ne sommes pas dans un pays d&apos;Europe. Et puis d&apos;un seul coup, arr&#xea;t
du v&#xe9;hicule. Un militaire s&apos;approche du chauffeur et lui indique la
voie &#xe0; suivre. Nous montons vers un barrage routier o&#xf9; sont contr&#xf4;l&#xe9;s
quelques v&#xe9;hicules. J&apos;esp&#xe8;re juste qu&apos;ils ne vont pas d&#xe9;baller tous les
sacs. Mais a priori, je ne crois pas avoir achet&#xe9; une bombe artisanale
r&#xe9;cemment. Le chauffeur nous indique de descendre rapidement, mais
seulement Guillaume et moi. En sortant, les militaires font mine de
nous fouiller pour faire leur boulot. Ils regardent nos passeports, le
coffre de la voiture et c&apos;en est fini. Quelques minutes plus tard, nous
repartons. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous nous approchons du Cachemire et &#xe0;
pr&#xe9;sent, c&apos;est chaque virage qui est couvert par un militaire,
impressionnant. Et puis un autre barrage routier. Nouveau contr&#xf4;le des
passeports juste pour les &#xe9;trangers. Le type en face de moi fixe mon
casque audio que j&apos;ai autour de mon cou. Il veut &#xe9;couter de la musique.
Je lui pr&#xea;te volontiers. Il commence &#xe0; gigoter sur de la musique
fran&#xe7;aise et me demande si je peux lui donner mon iPod. Il a beau &#xea;tre
militaire, je refuse prestement lui expliquant la valeur de l&apos;engin. Je
suis oblig&#xe9; de lui enlever le casque de la t&#xea;te pour repartir. Nous
reprenons la route et apercevons un tunnel creus&#xe9; dans la montagne. 15
minutes plus tard, en voyant la lumi&#xe8;re &#xe0; l&apos;autre bout, un panneau nous
accueille : &amp;quot;Welcome to Kashmir&amp;quot;. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme par miracle, le d&#xe9;cor a
compl&#xe8;tement chang&#xe9; comme si le tunnel &#xe9;tait la fronti&#xe8;re naturelle et
le passage oblig&#xe9; avant d&apos;acc&#xe9;der au fameux paradis. Les paysages sont
immenses, les montagnes vertes sont &#xe0; peine pigment&#xe9;es d&apos;arbustes.
C&apos;est une pelouse g&#xe9;ante en relief. Et puis, en face de nous, nous
scrutons l&apos;horizon qui se d&#xe9;gage. Une vall&#xe9;e immense se d&#xe9;voile... Des
rizi&#xe8;res partout... C&apos;est un mar&#xe9;cage en puzzle g&#xe9;ant qui scintille
sous nos yeux gr&#xe2;ce au soleil perch&#xe9; en haut dans le ciel. Quel
spectacle ! Mieux qu&apos;&#xe0; Walibi ! Mon appareil photo est sorti et je r&#xea;ve
que le conducteur s&apos;arr&#xea;te. Impossible, il y a de la route &#xe0; avaler. 30
minutes plus tard, nous nous arr&#xea;tons pourtant pour une pause bien
m&#xe9;rit&#xe9;e. Le d&#xe9;cor est inaccessible alors Guillaume et moi nous
attardons sur des cerises que nous proposent une dizaine de jeunes
indiens qui se pr&#xe9;cipitent sur les voitures. Ils nous montrent
diff&#xe9;rents boxes de taille diff&#xe9;rentes, les cerises sont app&#xe9;tissantes,
bien rouges et grosses. Le prix n&#xe9;goci&#xe9; descend &#xe0; 50 roupies (soit
moins d&apos;un euro pour un bo&#xee;te de dimension 20x15x10 cm !!). On saute
sur l&apos;occasion. Je prends la bo&#xee;te mais j&apos;ai un doute. Je commence &#xe0;
soulever les premi&#xe8;res cerises app&#xe9;tissantes, dessous, d&apos;autres cerises apparaissent, plus petites. Alors, je continue ma fouille. Les indiens
&#xe0; la fen&#xea;tre commencent &#xe0; s&apos;exciter en r&#xe9;clamant rapidement le billet
que cherche Will dans son porte-monnaie. J&apos;arr&#xea;te tout de suite
Guillaume lorsque je vois au milieu de la bo&#xee;te de minuscules cerises
toutes blanches. Nous renvoyons la camelote illico et fermons les
fen&#xea;tres. Encore une arnaque &#xe9;vit&#xe9;e. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le conducteur revient doucement vers le 4x4, dans quelques heures, nous serons &#xe0; Srinagar, la ville des houseboats...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 12 Jun 2008 07:59:00 GMT</pubDate></item><item><title>J + 109 ou la guerre froide des chauffeurs</title><dc:creator>_blondin_</dc:creator><link>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/11/9795351.html</link><category>Les Trips</category><comments>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/11/9795351.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://voilablondin.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9795351/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/11/9795351.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous partons assez t&#xf4;t le matin pour atteindre rapidement la ville de Jammu (environ 10 heures). Nous avons entendu parl&#xe9; d&apos;une rumeur de gr&#xe8;ve des chauffeurs de bus car l&apos;inflation extraordinaire (+11% en 5 mois) d&#xfb; en partie &#xe0; la hausse du prix du baril de p&#xe9;trole touche indirectement tous les m&#xe9;tiers du transport. L&apos;&#xe9;tat du Jammu &amp;amp; Cachemire (J&amp;amp;C) est donc immobilis&#xe9; et cela ne nous arrange gu&#xe8;re. La cit&#xe9; d&apos;Amritsar est situ&#xe9;e &#xe0; la quasi fronti&#xe8;re du J&amp;amp;K, nous devons donc nous m&#xe9;fier s&#xe9;rieusement des propositions faites. En soir&#xe9;e, nous rejoignons Jammu, la capitale de l&apos;&#xe9;tat en conflit. La ville est un avant-poste militaire. Beaucoup de garnisons y vivent. Dans le bus, nous avons la chance de rencontrer deux personnages int&#xe9;ressants ; Glen Baghurst et Caroline Ingvarsson, respectivement australien et su&#xe9;doise. De nature tr&#xe8;s ouvert, ce couple fonctionne comme nous : un peu &#xe0; l&apos;arrache.&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par chance, nos plans s&apos;accordent mutuellement. Ils veulent aller &#xe0; Srinagar puis faire un trek dans les montagnes avant de rejoindre le Ladakh et la ville de Leh. Int&#xe9;ressant, car Will avait ce trip en t&#xea;te hormis la derni&#xe8;re &#xe9;tape. Esp&#xe9;rons qu&apos;on soit sur la m&#xea;me longueur d&apos;ondes sur le reste. A Jammu, nous finissons par trouver un h&#xf4;tel bas de gamme n&#xe9;goci&#xe9; au rabais. Mais les rumeurs de gr&#xe8;ve persistent. Le responsable de l&apos;h&#xf4;tel insiste sur le fait qu&apos;il est impossible de se diriger vers le Cachemire et sur la ville de Srinagar ; et que tous les bus et les jeeps partag&#xe9;es sont inaccessibles. La seule possibilit&#xe9; serait de se lever vers 4 heures du matin car un bus exceptionnel partirait. Trop fatigu&#xe9;s par la semaine &#xe9;coul&#xe9;e, Will et moi d&#xe9;cidons de s&#xe9;cher le rendez-vous au contraire du couple su&#xe9;do-australien, plus courageux que nous...&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les rumeurs n&apos;&#xe9;tant pas erron&#xe9;es, nous profitons d&#xe8;s le lendemain d&apos;une journ&#xe9;e &amp;quot;off&amp;quot; dans ce carrefour routier et ferroviaire qu&apos;est la ville de Jammu. Notre seule distraction est Internet ainsi que le &amp;quot;Paradise Bar&amp;quot;, avec climatisation o&#xf9; le serveur nous porte la cuiller &#xe0; la bouche, amusant. Nous cherchons toutes les possibilit&#xe9;s de transport pour le lendemain. Toutes les infos qui nous arrivent aux oreilles sont floues. Nous convenons tout de m&#xea;me de nous lever vers 6 heures du matin et d&apos;aller au &amp;quot;bus stand&amp;quot; principal pour trouver un bus. Au r&#xe9;veil, pas de bus mais une jeep. Le prix est assez excessif (450 roupies soit 7 euros pour 300 Km) mais c&apos;est la seule solution. En arrivant vers le v&#xe9;hicule dans une rue quasi-d&#xe9;serte, une incompr&#xe9;hension se l&#xe8;ve : le chauffeur d&#xe9;marre le 4X4 sans avoir attendu les passagers et avance au pas vers la rue suivante. Dr&#xf4;le de manoeuvre pour accueillir ses h&#xf4;tes !! En rentrant finalement dans le v&#xe9;hicule, nous comprenons que la jeep est la cible de chauffeurs de bus en gr&#xe8;ve. Des jets de pierre ont craquel&#xe9; le pare-brise avant ! Peu rassurant... Et puis, nous, &amp;quot;on veut juste visiter votre beau pays et faire marcher l&apos;&#xe9;conomie locale ! On vous a rien fait !&amp;quot; On nous parle d&apos;un &#xe9;tat en guerre froide mais ce sont les chauffeurs de bus qui nous mena&#xe7;ent !&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Finalement, le d&#xe9;part se fera sans tracas. Nous commen&#xe7;ons donc notre v&#xe9;ritable p&#xe9;riple vers le Cachemire au milieu d&apos;une foule de militaires...&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 11 Jun 2008 02:14:00 GMT</pubDate></item><item><title>J + 107 ou Bienvenue &#xe0; Sikh City</title><dc:creator>_blondin_</dc:creator><link>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/09/9760830.html</link><category>Les Trips</category><comments>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/09/9760830.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://voilablondin.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9760830/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/09/9760830.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec Will, j&apos;ai retrouv&#xe9; les avantages du voyage &#xe0; deux. La chambre est moins ch&#xe8;re, nous nous relayons pour r&#xe9;pondre aux gentils indiens ou pour s&apos;en d&#xe9;barrasser et enfin, il y en a toujours un pour rendre service &#xe0; l&apos;autre. Mais le probl&#xe8;me est qu&apos;on doit subir les malheureux caprices que nous concoctent la vie en Inde &#xe0; savoir les crises diarrh&#xe9;iques. Et quand ce n&apos;est pas l&apos;un qui immobilise le voyage, c&apos;est l&apos;autre. Mais cette fois-ci, exceptionnellement, nous ne pouvons attendre car nous tra&#xee;nons &#xe0; Rishikesh depuis trop longtemps et nous commen&#xe7;ons s&#xe9;rieusement &#xe0; tourner en rond. Notre plan est simple : rejoindre la ville d&apos;Amritsar dans l&apos;&#xe9;tat du Punjab o&#xf9; se cache le Golden Temple (traduisez le Temple d&apos;Or) puis se diriger vers le nord pour atteindre l&apos;&#xe9;tat du Jammu &amp;amp; Cachemire (appel&#xe9; J&amp;amp;K), le paradis sur Terre selon certains... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous passons la nuit dans un train couchette dans une foule d&apos;Indiens en Marcel. Il ne faut pas avoir peur. Nous arrivons, &#xe9;puis&#xe9;s, dans la capitale du Punjab &#xe0; quelques dizaines de kilom&#xe8;tres du Pakistan. Au lieu d&apos;un village tranquille, nous sommes agress&#xe9;s &#xe0; la sortie de la gare par des hordes d&apos;Indiens pour nous amener au Temple d&apos;Or, &#xe0; l&apos;h&#xf4;tel ou ailleurs. Notre premi&#xe8;re r&#xe9;action est forc&#xe9;ment n&#xe9;gative. La ville est bruyante, sale et sans charme. Nous avons vite envie de nous sauver vers le nord. Mais tout de m&#xea;me, la photo du temple dans les guides semble belle, il faut insister.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Toute la ville est concentr&#xe9;e autour de l&apos;&#xe9;difice qui n&apos;est visible qu&apos;&#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur d&apos;un grand Ashram blanc. Le plus impressionnant est sans doute de voir autant de turbans dans un espace aussi confin&#xe9;. Les jeunes Sikhs portent eux aussi le foulard mais &#xe0; la mani&#xe8;re des Schtroumpfs avec une bosse devant. Le lieu est sacr&#xe9; si bien qu&apos;il est interdit de fumer dans les rues autour de l&apos;Ashram dans un rayon de 500 m&#xe8;tres, ce qui agace Will. Et &#xe0; chaque cigarette allum&#xe9;e, les remarques fusent : &amp;quot;allez plus loin&amp;quot;. Mais avant de rentrer et d&#xe9;couvrir le symbole du Sikhisme, nous tentons de trouver un logement pour la nuit. Les h&#xf4;tels sont tous miteux et &#xe9;coeurants dans des rues naus&#xe9;abondes. La seule solution est donc de trouver refuge &#xe0; l&apos;Ashram o&#xf9; les &#xe9;trangers sont accept&#xe9;s dans des petits locaux type dortoirs. C&apos;est tr&#xe8;s rudimentaire et assez limite mais le fan fonctionne et par cette chaleur, c&apos;est bien le plus important. Il n&apos;y a pas de salle de bains, il faut donc traverser une des cours int&#xe9;rieures o&#xf9; dorment au sol &#xe0; peu pr&#xe8;s 400 indiens. Et puis en arrivant vers les &amp;quot;salles&amp;quot; d&apos;eau, tout est en travaux, tout fuit, tout pue. Les odeurs sont trop fortes pour que je puisse avancer un pas de plus. Je recule et cherche un autre endroit, tant pis s&apos;il faut marcher une demi-heure en pleine nuit, je n&apos;irais pas me sacrifier dans un tel cauchemar que les indiens acceptent aussi facilement que dormir &#xe0; m&#xea;me le sol pendant des jours. Ils sont incroyables mais ne peuvent pas faire autrement tellement ils sont nombreux. Apr&#xe8;s s&apos;&#xea;tre install&#xe9;s, nous nous permettons une petite sieste r&#xe9;cup&#xe9;ratrice. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est l&apos;apr&#xe8;s-midi. Nous nous dirigeons vers la dorure. Nous enlevons nos tongues et portons le foulard sur la t&#xea;te pour rentrer gratuitement dans l&apos;antre des Sikhs... D&#xe8;s l&apos;entr&#xe9;e, nous sommes scotch&#xe9;s par une femme qui boit l&apos;eau marron dans laquelle nous &amp;quot;purifions&amp;quot; nos pieds. Et puis l&apos;or appara&#xee;t...en plein milieu d&apos;un &#xe9;tang faisant la taille de 2 terrains de foot. Je tombe des nues devant cet &#xe9;difice qui reste &#xe0; ce jour le plus beau &#xe0; mes yeux de toute ma vie. Quel oeuvre d&apos;art ! Quel chef d&apos;oeuvre ! Le plus impressionnant n&apos;est pas que la couche d&apos;or qui couvre en int&#xe9;gralit&#xe9; le temple, mais c&apos;est aussi l&apos;environnement autour, les rituels des Sikhs, l&apos;espace allou&#xe9; et le calme complet alors que des dizaines de milliers de personnes nous entourent. Une sorte de muezzin &amp;quot;chante&amp;quot; des pri&#xe8;res dans un haut-parleur. Et puis nous tournons autour de l&apos;&#xe9;tang parfum&#xe9; de gros poissons rouges et d&#xe9;fendu par des gardes &#xe0; la lance. Toute cette mascarade est un film &#xe0; la Indiana Jones, certains ont des couteaux, d&apos;autres des sabres, retour en arri&#xe8;re. Je lis dans le guide qu&apos;Amritsar fut la derni&#xe8;re &#xe9;tape de la vie d&apos;Indira Gandhi et qu&apos;elle fut assassin&#xe9;e par ses propres gardes Sikhs influenc&#xe9;s par les ind&#xe9;pendantistes Punjabis de l&apos;&#xe9;poque ; Indira refusant l&apos;autonomie compl&#xe8;te des Sikhs en Inde. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je prends de multiples photos dont quelques-unes comiques avec les gens au turban. Bon esprit. La nuit commence &#xe0; tomber et plus la lumi&#xe8;re change, plus le b&#xe2;timent brille au milieu de tout. Chaque heure est diff&#xe9;rente. Chaque clich&#xe9; du temple est une nouvelle peinture. Nous nous arr&#xea;tons l&#xe0;, demain est un autre jour... &lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 09 Jun 2008 10:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>J + 100 ou la m&#xe9;ditation tennistique</title><dc:creator>_blondin_</dc:creator><link>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/02/9654619.html</link><category>Les Trips</category><comments>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/02/9654619.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://voilablondin.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9654619/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/06/02/9654619.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; mso-pagination: none; tab-stops: 28.3pt 56.65pt 85.0pt 113.35pt 141.7pt 170.05pt 198.4pt 226.75pt 255.1pt 283.45pt 311.8pt 340.15pt; mso-layout-grid-align: none;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Helvetica;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;tahoma, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Nouvelle &#xe9;tape dans mon parcours au sud-ouest de l&apos;&#xe9;tat de l&apos;Uttaranchal (au nord de Delhi), Rishikesh est le haut lieu du Yoga et de la m&#xe9;ditation en Inde et m&#xea;me &#xe0; l&apos;international. Les Beatles y ont m&#xea;me s&#xe9;journ&#xe9; quelques temps leur permettant, au passage, d&apos;&#xe9;crire quelques chansons &#xe0; consonance indienne... Ici, vous avez des Ashrams dont les noms commencent tous par &amp;quot;Sri&amp;quot;, des Gourous parfois un peu rouill&#xe9;s et inaudibles, le fleuve du Gange qui a d&#xe9;j&#xe0; sa couleur brune alors qu&apos;il sort &#xe0; peine des montagnes, ses Gh&#xe2;ts (les beaux escaliers qui vont jusqu&apos;au bord du fleuve), des temples Hindous et des h&#xf4;tels partout. L&apos;ensemble, fort joli lorsque vous traversez le pont dansant qui m&#xe8;ne sur l&apos;autre rive, s&apos;enrichit d&apos;une population tr&#xe8;s vari&#xe9;e : des milliers de Sadhus (voir post J + 92), des touristes de Delhi, des occidentaux tatou&#xe9;s, des familles de singes, des turbans de Sikhs et bien &#xe9;videmment les immanquables vaches qui souillent les all&#xe9;es touristiques ; tout y est, except&#xe9; le calme n&#xe9;cessaire &#xe0; une m&#xe9;ditation transcendantale... Oh, je suis mauvaise langue ! En effet, chaque h&#xf4;tel ou guest-house propose &#xe0; ses clients des cours de Yoga et de m&#xe9;ditation et installe des salles &#xe0; cet effet. Et les Ashrams de Rishikesh sont plut&#xf4;t r&#xe9;put&#xe9;s pour leurs sessions...&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; mso-pagination: none; tab-stops: 28.3pt 56.65pt 85.0pt 113.35pt 141.7pt 170.05pt 198.4pt 226.75pt 255.1pt 283.45pt 311.8pt 340.15pt; mso-layout-grid-align: none;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Helvetica;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;tahoma, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; mso-pagination: none; tab-stops: 28.3pt 56.65pt 85.0pt 113.35pt 141.7pt 170.05pt 198.4pt 226.75pt 255.1pt 283.45pt 311.8pt 340.15pt; mso-layout-grid-align: none;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Helvetica;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;tahoma, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Mais moi, j&apos;ai du mal &#xe0; m&apos;y int&#xe9;resser m&#xea;me si je sais que cela comporte des vertus. En ai-je vraiment besoin ? Les sorties rafting propos&#xe9;es m&apos;int&#xe9;ressent plus mais le Gange est loin de me faire peur ici. Les &amp;quot;Rafters&amp;quot; (petite pens&#xe9;e pour Patrick) ont m&#xea;me le temps de se baigner &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; du bateau cens&#xe9; les bousculer. Il y a aussi des tonnes de magasins proposant toutes sortes de produits ayurv&#xe9;diques (huile de massage, organic products, encens et j&apos;en passe). J&apos;ai vite fait le tour et puis ces tonnes de touristes abrutissants m&apos;am&#xe8;nent loin vers les plages naturelles du nord au bord du Ganga. L&#xe0;, s&apos;installent des Sadhus faisant leur lessive ou des indiens se baignant joyeusement dans l&apos;eau opaque. Ce n&apos;est pas le calme complet mais l&apos;image est int&#xe9;ressante ; une plage de sable fin au pied de l&apos;Himalaya. Je rencontre alors &#xe0; l&apos;ombre d&apos;un arbre fruitier, Anil, un jeune professeur d&apos;&#xe9;cole de 27 ans. Il veut une photo de moi pour changer. J&apos;accepte. Nous parlons et le vieux Sadhu qui vient de terminer son linge s&apos;attache &#xe0; la conversation. Et tous les deux parlent en Hindi avec des grands gestes. Et puis, un troisi&#xe8;me Sadhu, beaucoup plus jeune, finit par compl&#xe9;ter l&apos;&#xe9;quipe. Ce dernier a une vrai &amp;quot;gueule&amp;quot; d&apos;acteur. Je ne m&apos;y trompe pas car Anil me dit qu&apos;il ressemble beaucoup &#xe0; John Ibrahim, une star de Bollywood. Le Sadhu acquiesce. Et lorsque le soleil se fait moins pesant, nous nous disons &amp;quot;au revoir&amp;quot;...&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; mso-pagination: none; tab-stops: 28.3pt 56.65pt 85.0pt 113.35pt 141.7pt 170.05pt 198.4pt 226.75pt 255.1pt 283.45pt 311.8pt 340.15pt; mso-layout-grid-align: none;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Helvetica;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;tahoma, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; mso-pagination: none; tab-stops: 28.3pt 56.65pt 85.0pt 113.35pt 141.7pt 170.05pt 198.4pt 226.75pt 255.1pt 283.45pt 311.8pt 340.15pt; mso-layout-grid-align: none;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Helvetica;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;tahoma, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Lorsqu&apos;on revient dans la folie des rues de Rishikesh, on tombe sur ce spectacle qui ne paye pas de mine qui a lieu deux fois par jour au bord du fleuve ; une centaine d&apos;enfants de 6 &#xe0; 16 ans, habill&#xe9;es d&apos;une tenue orange, le cr&#xe2;ne ras&#xe9; (ils ont tous une tresse noire sur l&apos;arri&#xe8;re) frappent dans leurs mains sur un rythme soutenu en donnant la r&#xe9;plique &#xe0; deux chanteurs adultes assis sous la porte d&apos;un temple. Tout ceci sous les yeux de la statue de 3 m&#xe8;tres de Shiva. Difficile d&apos;&#xe9;chapper au rythme, alors on frappe dans les mains &#xe0; notre tour et on s&apos;emballe ! Lorsque la nuit tombe, lorsque les indiens aux pieds nus s&apos;affairent autour des petits hommes et lorsque vous voyez le Gange couler &#xe0; quelques m&#xe8;tres en-dessous, le spectacle vaut le d&#xe9;tour. On est bien en Inde...&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; mso-pagination: none; tab-stops: 28.3pt 56.65pt 85.0pt 113.35pt 141.7pt 170.05pt 198.4pt 226.75pt 255.1pt 283.45pt 311.8pt 340.15pt; mso-layout-grid-align: none;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Helvetica;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;tahoma, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0in 0in 0pt; mso-pagination: none; tab-stops: 28.3pt 56.65pt 85.0pt 113.35pt 141.7pt 170.05pt 198.4pt 226.75pt 255.1pt 283.45pt 311.8pt 340.15pt; mso-layout-grid-align: none;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Helvetica;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;tahoma, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Mais rien de tout cela ne me fera oublier les courts en terre battue de Roland-Garros. Pas de chance, &#xe0; Rishikesh, on ne capte pas...&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 02 Jun 2008 05:28:00 GMT</pubDate></item><item><title>J + 96 ou les plaisirs de la solitude</title><dc:creator>_blondin_</dc:creator><link>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/05/29/9654520.html</link><category>Les Trips</category><comments>http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/05/29/9654520.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://voilablondin.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9654520/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://voilablondin.canalblog.com/archives/2008/05/29/9654520.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mon voyage continue &#xe0; travers l&apos;Himalaya. Avant d&apos;embrancher d&#xe9;finitivement vers le nord, je m&apos;arr&#xea;te &#xe0; Nainital o&#xf9; Guillaume s&apos;est cach&#xe9; pour m&#xe9;diter. D&#xe8;s l&apos;arr&#xea;t de bus, je comprends pourquoi cette station est r&#xe9;put&#xe9;e jusque dans le sud de l&apos;Inde. Le lac est enfoui entre cinq montagnes et les habitations de l&apos;ancien empire britannique s&apos;&#xe9;l&#xe8;vent partout au-dessus de nos t&#xea;tes. Tout simplement beau. D&#xe9;cid&#xe9;ment l&apos;Inde me r&#xe9;serve des surprises en permanence. Je trouve une chambre chez un Sikh qui m&apos;accueille en jouant &#xe0; un vieux Tetris sur une petite t&#xe9;l&#xe9;. Etonnant. Le prix (500 roupies, plus de 8 euros) m&apos;emp&#xea;che de rester plus d&apos;une nuit ici. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est la saison et le tourisme s&apos;est plut&#xf4;t bien implant&#xe9; ici. C&apos;est m&#xea;me oppressant. Il y a des h&#xf4;tels partout et les prix s&apos;enflamment. Les riches indiens, venus de Delhi pour la plupart, se gavent d&apos;ice cream, de photos mal cadr&#xe9;es, de souvenirs de fausses marques de v&#xea;tements. Je les appelle &amp;quot;les touristes arrivistes&amp;quot;. Les jeunes branch&#xe9;s (ils passeraient pour des gros ringards en France, chacun sa mode...) versent leurs d&#xe9;chets par terre et crachent en permanence. Tout cela m&apos;&#xe9;coeure surtout en pleine nature. La visite du Snow View, un t&#xe9;l&#xe9;ph&#xe9;rique menant droit vers une vue sur les montagnes blanches est loin de valoir son prix (100 roupies soit 1,60 euros). En haut, les gens pr&#xe9;f&#xe8;rent rester autour des espaces de jeux et d&apos;attrape-touristes plut&#xf4;t que d&apos;admirer la pi&#xe8;tre vue tout de m&#xea;me satisfaisante lorsqu&apos;on passe son ann&#xe9;e entre quatre murs. Une nuit suffira malgr&#xe9; le cadre, les langurs (des singes &#xe9;normes &#xe0; face noire qui font trembler les t&#xf4;les quand on les chasse) et les bons restos pas cher ambiance &amp;quot;vieux voisins qui se connaissent par coeur&amp;quot;. J&apos;ai quand m&#xea;me la chance de rencontrer une tib&#xe9;taine sur le march&#xe9; local. Elle m&apos;explique qu&apos;ils sont 200 r&#xe9;fugi&#xe9;s ici depuis plus d&apos;une g&#xe9;n&#xe9;ration. Je parle un temps avec elle sur les conditions des tib&#xe9;tains et les soutiens qu&apos;ils peuvent avoir. Les indiens s&apos;en fichent totalement. Seuls les occidentaux se sentent concern&#xe9;s. Alors, je lui ach&#xe8;te le drapeau du Tibet grandeur nature (2,50 euros) pour aider les associations locales &#xe0; se battre pour une autonomie que r&#xe9;clame le Dala&#xef; Lama. Je me dis aussi que c&apos;est une solution plus satisfaisante que l&apos;ind&#xe9;pendance totale. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;T&#xf4;t le matin, je d&#xe9;cide de me diriger vers Kausani, un village r&#xe9;put&#xe9; pour sa magnifique vue (je l&apos;esp&#xe8;re !) sur les grands sommets de l&apos;Uttaranchal et notamment sur le Nanda Devi qui pointe &#xe0; 7800 m&#xe8;tres. Sonia Gandhi elle-m&#xea;me s&apos;est repos&#xe9;e ici. Je vais enfin pouvoir &#xe9;chapper au tourisme de masse. Trois bus sont n&#xe9;cessaires pour rejoindre ce lieu. Mais d&#xe8;s le deuxi&#xe8;me, je suis subjugu&#xe9; par la beaut&#xe9; du d&#xe9;cor. Je traverse en flanc de montagne des vall&#xe9;es incroyablement belles. Pas d&apos;autoroute et pas d&apos;industrie lourde pour d&#xe9;truire le paysage, juste la bien-nomm&#xe9;e rivi&#xe8;re Kosi et ses plages de sable d&#xe9;cor&#xe9;es par des galets blancs immenses. Parfois, j&apos;ai l&apos;impression d&apos;&#xea;tre dans les Pyr&#xe9;n&#xe9;es et 30 minutes plus tard, c&apos;est le Mexique qui me vient en t&#xea;te avec ses cactus de bord de routes et ses montagnes arides. C&apos;est hallucinant car je m&apos;enfonce dans l&apos;Himalaya mais rien ne m&apos;indique que &#xe7;a va monter un jour. On reste cloisonn&#xe9; entre des sommets &#xe0; 3000 m&#xe8;tres maximum. Et cela dure des heures et des heures de routes escarp&#xe9;es non prot&#xe9;g&#xe9;es. Parfois, je me demande m&#xea;me si &#xe7;a va passer avec le gros camion qui nous attend en face. Et puis pendant 30 minutes, plus une voiture, plus une moto qui nous d&#xe9;passe ; juste le bus, la route, et cette immensit&#xe9;. Les chansons d&apos;Haridwar d&#xe9;filent &#xe0; tue-t&#xea;te dans le carosse ce qui m&apos;incite &#xe0; mettre mon casque. L&apos;ambiance locale c&apos;est sympa, mais y&apos;a des limites. J&apos;arrive en fin de journ&#xe9;e sur le site. Je monte sur le toit du bus r&#xe9;cup&#xe9;rer mon sac par habitude. Je commence &#xe0; devenir un vrai routard, moi, Simon. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je trouve une chambre pas cher avec une vue imprenable sur les sommets enneig&#xe9;s, bien mieux qu&apos;&#xe0; Nainital ! L&#xe0;, on peut dire que je suis peinard. Mon t&#xe9;l&#xe9;phone indien ne marche plus, Internet est au village et je suis &#xe0; 2 kilom&#xe8;tres de celui-ci. Il n&apos;y a m&#xea;me pas de quoi se restaurer aux alentours et seul un cuisinier venu de Kolkatta (Calcutta) peut me confectionner quelques Dals (la sp&#xe9;cialit&#xe9; locale, toujours &#xe0; base de riz) lorsque mon estomac le r&#xe9;clame. Je passe deux nuits ici, trop peu pour moi. J&apos;aurai quand m&#xea;me eu le temps de savourer mes petites ballades locales au milieu des plantations de th&#xe9; o&#xf9; je rencontre des paysannes aux yeux brid&#xe9;s, des chiens non accueillants ou des vaches qui sursautent en m&apos;apercevant (v&#xe9;ridique !). Ici, je suis plus qu&apos;ailleurs un &amp;quot;&#xe9;tranger&amp;quot;. L&apos;anglais est une langue qu&apos;on ne ma&#xee;trise plus. Cela fait 5 jours que j&apos;ai quitt&#xe9; Guillaume et je n&apos;ai aper&#xe7;u que quatre blancs ; un couple de qu&#xe9;b&#xe9;cois cherchant une chambre &#xe0; Nainital, un br&#xe9;silien roots &#xe0; Almora lors de ma travers&#xe9;e et une hollandaise de 40 ans, install&#xe9;e dans une jolie demeure depuis plus de 10 ans &#xe0; Kausani. Pas b&#xea;te. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D&#xe8;s le matin, le manager local m&apos;explique qu&apos;il est impossible de rejoindre ma prochaine &#xe9;tape (Karnaprayag encore plus au nord) aujourd&apos;hui car les bus sont d&#xe9;j&#xe0; partis plus t&#xf4;t dans la matin&#xe9;e. On verra bien. D&#xe8;s que la nuit s&apos;installera, je trouverai bien de quoi me loger. Alors au lieu des bus du gouvernement, je m&apos;installe dans une &amp;quot;jeep partag&#xe9;e&amp;quot; o&#xf9; je paye 10% de plus. On tente de rentabiliser le p&#xe9;trole au maximum (le prix &#xe0; la pompe est 0,60 euros le litre d&apos;essence). J&apos;ai compt&#xe9;, nous sommes 17 dans la voiture qui peut contenir 10 personnes grand max. L&apos;un d&apos;eux est allong&#xe9; sur le toit. Et j&apos;ai cet abruti d&apos;indien qui baragouine 4 mots d&apos;anglais qui respire la stupidit&#xe9; juste en face de moi. 20 minutes lui suffisent pour que je passe d&apos;un &#xe9;tat d&apos;homme heureux &#xe0; un &#xe9;tat limite pr&#xea;t &#xe0; la castagne. &amp;quot;Il est con, tout simplement&amp;quot; me suis-je dit afin de me calmer. Parfois, &#xe7;a arrive... Je rejoins une deuxi&#xe8;me jeep, enfin lib&#xe9;r&#xe9; du poids d&apos;un seul homme sur 17. Puis je reprends deux bus. J&apos;arrive finalement &#xe0; destination vers 19 heures. Karnaprayag n&apos;est pas un coin connu et reconnu par les guides mais je trouve l&apos;endroit plut&#xf4;t joli car deux rivi&#xe8;res se rejoignent. L&apos;une, bleue azur, affronte l&apos;autre, grise et toutes les deux se rebellent pour d&#xe9;finir quelle couleur l&apos;emportera. La grise pr&#xe9;domine finalement avant de rejoindre les eaux du Gange &#xe0; quelques centaines de kilom&#xe8;tres de l&#xe0;. Je trouve une famille accueillante qui d&#xe9;marre une guest-house. La m&#xe8;re et la fille sont impressionn&#xe9;es par ma venue. Elles rient en se cachant. C&apos;est tout de m&#xea;me impressionnant l&apos;effet qu&apos;on peut produire ici. Leur fils de 17 ans, lui, n&apos;est pas du tout impressionn&#xe9;, au contraire, il cherche des r&#xe9;ponses &#xe0; des questions. Nous passons une bonne partie de la soir&#xe9;e ensemble jusqu&apos;&#xe0; ce que son p&#xe8;re lui ordonne de me laisser tranquille. Au petit matin, je les laisse et ils se r&#xe9;unissent tous les quatre pour me dire au revoir. Chaque rencontre est une b&#xe9;n&#xe9;diction mais chaque d&#xe9;part est une d&#xe9;chirure. J&apos;aimerais passer plus de temps avec eux, les conna&#xee;tre davantage mais c&apos;est impossible. Je rejoins Rishikesh, point de rendez-vous fix&#xe9; avec Guillaume, le soir-m&#xea;me. La solitude a du bon mais je ne suis pas m&#xe9;content de revoir une t&#xea;te connue...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 29 May 2008 04:44:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>