27 juillet 2008
J - 4 ou le BILAN
1. Le manque affectif de mon pays d'origine
Mon voyage se termine. Plus que quelques jours et je suis de retour en France, mon pays. Tout se mélange pour moi : du désir de revenir à la "maison" à la tristesse de devoir quitter un peuple si différent. Mon départ en Inde m'avait procuré de nouveaux sentiments jusqu'alors inconnus, mon retour en France me donne, lui aussi, de nouvelles vérités.
Je ne suis pas content, mais complètement enthousiasmé de retrouver mes proches. Rien que de penser à nos retrouvailles, je frissonne de joie. Le manque établi à mon départ n'a plus rien à voir aujourd'hui. Il est bien présent. Des preuves ? Pas besoin d'aller chercher bien loin ; je regarde la dernière photo de mon petit neveu 10 fois par jour comme pour ne pas oublier sa petite bouille ; je me sens de nouveau concerné par la politique intérieure française ; je commence déjà à sentir l'odeur de la galette complète qui m'attend au restaurant "Chez Solène" ; enfin, ma tête n'est plus ici mais là-bas, chez vous... chez moi.
2. La découverte d'un pays aveuglé qui ne s'arrête pas
Pourtant, je suis triste de partir. En 5 mois, j'ai vécu les choses les plus exceptionnelles de ma vie. L'Inde (et de surcroît le Népal) m'ont donné une nouvelle vision du monde. Celle que je pensais cerner dans les bouquins ou sur le journal. Je ne dis pas cela pour mépriser ou pour me mettre en avant dès mon retour, je dis cela car c'est la vérité. Il est tout simplement impossible d'imaginer correctement le monde sans voyager. L'imagination n'a pas de limites mais elle est souvent éloignée de la réalité.
Mais l'Inde a l'honneur d'avoir le titre du pays le plus décalé culturellement des autres. Nouvelle puissance économique (à ne pas confondre avec richesse économique !), l'Inde donne franchement l'impression qu'elle se suffit à elle-même. Rien n'est comme ailleurs et ailleurs n'est rien comme l'Inde. L'Inde transpire, essouffle, épuise et ne s'arrête jamais. C'est comme une énorme fourmilière. On aimerait parfois arrêter le temps juste pour calmer le jeu un peu. "Temps Mort !" Mais c'est impossible, alors on finit par s'agacer si on ne se repose pas assez. Plusieurs fois, nous nous interrogions avec Guillaume pour trouver une solution à certains problèmes irritants comme le bruit, la saleté ou le non-sens des Indiens. On avait beau leur expliquer, leur montrer, les engueuler, rien ne fonctionnait. L'Indien est définitivement différent (que ce soit négatif ou positif). La seule solution trouvée, aussi irrationnelle qu'elle soit, fut celle d'offrir un voyage "culturel" au milliard d'habitants juste pour qu'ils voient comment cela se passe ailleurs. Deux semaines suffiraient...
Paradoxalement, je ne souhaite pas que l'Inde copie le monde occidental si propre et organisé. Car de toute façon, quoi qu'il arrive, ce sera une pâle copie... Alors autant que l'Inde trouve sa propre voie, celle qui fait d'elle une nation pluri-culturelle où de multiples religions coexistent en paix (les attentats sont perpétrés par des indépendantistes ou des terroristes isolés). Les Indiens ne sont pas des hommes violents et c'est un point important à noter pour l'avenir car ils ne sont pas à la recherche du conflit mais plutôt à la faveur d'une résolution. L'occidental, lui, passe souvent pour quelqu'un de colérique ou de sanguin.
Bon, je ne vais pas refaire mon voyage ni l'histoire de l'Inde mais sachez que ce pays est incontournable et j'ai du mal à croire comment il peut être passé autant sous silence en France. Et, au même titre que la Chine, il faudra compter avec ce pays incroyable dans les décennies à venir, si ce n'est dès à présent dans certains domaines.
3. Les rencontres ou le point-clé de mon voyage
En 150 jours, je pense avoir plus avancé sur certains points que dans toute ma vie. Hormis mon anglais qui s'est fortement amélioré, j'ai rencontré à peu près 200 personnes d'horizons différents. Des Indiens, mais aussi beaucoup de "foreigners". Je pense même pouvoir retrouver toutes les nationalités rencontrées. Allez, je me lance : Français (soyons fiers), Anglais, Espagnols, Belges, Hollandais, Danois, Allemands, Autrichiens, Suisses, Bulgares, Hongrois, Suédois, Italiens, Kazakhs, Ouzbeks, Russes, Japonais, Sud-Coréens, Chinois, Népalais, Tibétains, Australiens, Libanais, Israéliens, Pakistanais, Afghans, Marocains, Brésiliens, Argentins, Vénézuéliens, Canadiens, Québécois et Américains soit 33 peuples.
Les rencontres sont facilitées par le voyage. Les étrangers sont, eux aussi, une grande famille dans un pays aussi perturbant. Plusieurs fois, j'ai passé des soirées où on pouvait entendre 3 ou 4 langues différentes. J'ai aussi beaucoup appris de ces gens. Certains voyagent pendant plusieurs années ou s'investissent dans une ONG, d'autres se posent à un endroit pendant 3 mois. Il y a de tout et on se remet sans cesse en question sur les objectifs de la vie. Le voyage rend heureux car vous pensez à autre chose mais cela est-il vrai lorsque ça dure ?
Et puis il y a les Indiens. Les surprenants Indiens. Plein de souvenirs restent gravés en moi. Il y a bien évidemment Prakod et son petit hôtel perdu dans les montagnes. Mais je retiens aussi la vieille dame aux secrets au début de mon voyage, le Sadhu du train et bien évidemment les guides (les sherpas des montagnes, les chameliers du Rajasthan et Nareïn, le jeune guide hindou qui nous a fondu dans la jungle népalaise) avec qui la mayonnaise prend à chaque fois car ce sont des passionnés. Et avant d'être des hommes, ils font partie intégrante de la Nature. Ils ont à la fois l'amour des animaux et l'amour de leur environnement. Ganga, l'un des chameliers, nous aura tout de même avoué que dans sa prochaine vie, il naîtra "en Europe à côté de la Tour Eiffel". Ces personnes sont le point d'orgue de mon voyage. Et j'aurai honte d'oublier tous ces gens que j'ai rencontré dans les bus, les trains, les hôtels, les shops, les curiosités touristiques ou sur les lieux de culte. Mais comme à l'indienne, lorsqu'on donne un peu de notre vie, ils en veulent toujours plus. Donnez votre e-mail et vous aurez 10 messages les 3 jours suivants.
Enfin, je n'oublie pas le Père Ceyrac et Madeleine De Blieck qui m'ont, à leur manière, surpris. J'ai découvert avec eux la vraie définition du mot : "Humilité". Et j'essaierais à tout prix de penser à eux lorsqu'il faudra en avoir. Rien que pour cela, je les remercie.
4. Un pays où tout peut arriver à n'importe quel moment
L'Inde, ce sont aussi les sueurs froides. On n'est jamais à l'abri de rien. Il y a bien évidemment cette pierre reçu près de ma tête au Népal mais c'est aussi tous les endroits explorés à risque élevé comme le Cachemire ou les bus dans la montagne. Combien de fois je suis tombé sur le journal local en voyant "17 morts par ci, 32 morts par là" juste parce que le chauffeur était alcoolique où parce que la route était mauvaise. Je passais par les mêmes endroits et je pense que plusieurs fois, nous prenions des risques. Au Cachemire, la présence militaire ne nous a pas effrayée mais seulement inquiétée. Heureusement, nous sommes passés "entre les gouttes". L'attentat de Jaïpur faisant 61 morts ne nous pas empêché d'explorer le Rajasthan et les attentats récents à Srinagar, Jammu et Gulmarg au Cachemire nous rappellent combien nous avons pris des risques en venant sur ces lieux quelques semaines auparavant. J'entends même que Bangalore puis Ahmedabad, pourtant plus au sud, ont été la cible d'attaques récemment (le 25 et le 27 juillet) faisant une cinquantaine de morts...
Nous ne sommes nulle part tranquille car l'Inde n'est pas un pays aussi "safe" que dans un pays de l'Union Européenne, car l'Inde n'a pas de frontières libres et pire, elles ne sont pas complètement délimitées. Enfin, l'Inde n'est pas un "Etat-Nation" dans le sens Européen du terme. On y parle des centaines de langues différentes, les gens du nord n'ont rien à voir avec ceux du sud. Jamais, je n'ai vu un drapeau indien flotter dans le ciel. Je ne suis pas convaincu de l'unité du pays à travers la population mais paradoxalement, je la considère comme une grande famille car beaucoup de choses les lient sans qu'ils ne le sachent.
5. La faune omniprésente et l'indifférence humaine
A la différence des pays occidentaux, l'Inde considère la faune comme faisant partie de leur vie au jour le jour. En dehors de la vache sacrée qui se ballade n'importe où dans des endroits inaccessibles, les singes ou les éléphants sont eux aussi des animaux "spirituellement" importants. Ils ne sont pas chassés sauf lorsqu'ils fouillent là où ils ne devraient pas. L'Inde, c'est comme ça. On utilise la méthode du "laisser-faire". Mais paradoxalement, on a l'impression que les animaux sont là et qu'ils n'appartiennent à personne, comme une indifférence totale.
Alors forcément, il ne faut pas se plaindre de voir des merdes partout. En Europe, il y a les animaux domestiques qu'on voit chez les gens, les animaux de la ferme qu'on aperçoit en campagne et les animaux sauvages qu'on ne voit pas ou alors très rarement. Ici, il n'y a pas de différence entre le chien, la poule et le rat. C'est la fête du slip. Tout se mélange, tout se voit et personne n'y prête attention. Je vis depuis une semaine dans un hôtel au Népal (cela peut arriver en Inde également). Et pour illustrer ma remarque précédente, j'aperçois en moyenne deux rats par jour et je les entends par centaines entre les murs et au plafond. Personne ne fait de remarques hormis les occidentaux. Il faut être prêt. Mais au bout d'un moment, vous n'y prêtez plus attention à votre tour.
Plus rien ne me dérange, les araignées, les blattes, les cafards, les rats, les souris, je veux juste qu'ils ne traînent pas dans mes pieds. Et puis, je crois avoir compris les mécanismes d'une basse-cour (le coq domine vraiment les poules et les canards), celle que je découvrais dans les livres pour enfants et que je n'avais jamais vraiment vu en France pendant 27 ans. Amusant. Enfin, je suis ravi d'avoir pu monter sur des chevaux dans la neige, des chameaux et un éléphant, des expériences inédites qui me laisseront des souvenirs gravés au coin de ma tête.
6. La véritable découverte de la mort
Pour ma part, je n'avais jamais vraiment vu de personne sans vie. En Inde, j'ai rapidement éliminé ce complexe et cette gêne qui me collait à la peau. Les "cérémonies" sont à l'air libre et tout le monde voit le spectacle. On prend les corps, on les entoure d'un linceul et on défile dans les rues en le portant à bout de bras. C'est assez impressionnant car on a l'impression d'être à Gaza en plein conflit israëlo-palestinien.
Et puis, on croise un cadavre découpé en deux le long d'un rail et on cherche une explication ou à comprendre ce qui se passe dans la tête des Indiens qui passent à côté sans prêter attention. Ma dernière "expérience mortuaire" vécue à Katmandou dans ce temple Hindou où on brûle des corps au-dessus d'une rivière fut l'expérience la plus "mystique" que j'ai pu vivre (prières au micro, danses et jeu avec le feu). Et pourtant, nous voyons quasiment tout. Je trouve du coup les enterrements à l'occidentale fades et glauques où le niveau de tristesse est à son apogée. Est-ce vraiment cela que l'on veut ? A méditer avant votre propre enterrement...
7. Les besoins de l'écoute et les talents "cachés"
Je ne peux pas faire de bilan sans parler du commerce à l'indienne. Négocier fut une activité à part entière pendant ces longs mois. Et je ne peux m'empêcher de critiquer ouvertement les Indiens et leur manière de faire du commerce. Leur principal défaut est sans doute le manque d'écoute. Ils ne comprennent pas nos demandes car ils n'écoutent pas et ne tentent pas de cibler les besoins, une loi essentielle pour réussir un acte de vente. La différence avec un hôtelier ou un restaurateur français est gigantesque et le "trou" va mettre du temps à se remplir. Je ne suis pas sûr que le tourisme indien décollera ces prochaines années grâce à l'apport d'étranger car seuls les riches indiens acceptent (et encore !) ces lacunes monstres qui paralysent et qui troublent. Mais je fais confiance à l'éducation de haut niveau (aux universitaires) et à la croissance du pouvoir d'achat de l'indien moyen pour que le problème se résorbe de lui-même.
Ce défaut met en valeur un autre détail qui me perturbe. Pourquoi diable ai-je l'impression qu'ils se ressemblent tous ? Ce n'est pas une question de physique car je n'ai aucun souci à reconnaître un individu d'un autre. Le problème vient surtout du fait qu'ils ont tous plus ou moins des personnalités homogènes. Certains sont plus gentils et sincères que d'autres mais de manière générale, il n'existe pas de grosse personnalité comme on peut en avoir dans les pays occidentaux (ou en tout cas en France). Chaque individu est noyé dans la masse et "obéit" en quelque sorte à la société qui lui a éduqué les moeurs locaux. On ne dépasse pas ces "lois" de fait et je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse accepter cette condition d'être une personne parmi un milliard. Ici, on n'essaye pas de mettre en valeur sa créativité, sa différence, sa capacité à pouvoir faire des choses que d'autres ne font pas. Où sont les talents ? Ils existent forcément ! Une chose est sûre, je reproche à la religion hindou d'inhiber cette différenciation si importante dans nos pays ; et je n'aborde pas le problème épineux des castes...
8. La bouffe
Vivement que je rentre pour déguster les mets français ! Une bonne choucroute alsacienne, de vrais crêpes, et bien évidemment du boeuf, huuuum !!! Mais attention, ce n'est pas parce que la gastronomie française me manque que je n'ai pas aimé celle de l'Inde, au contraire. J'aborderai les restaurants indiens à Paris d'un autre oeil. Manger avec mes mains me manquera, mélanger le riz avec différentes sauces... Et puis le Dal ! Délicieux lorsqu'il est bien cuisiné.
Et puis on peut dire que je suis devenu un expert de la cuisine "classique" indienne. Puisqu'en écrémant tous les restaurants du pays, j'ai eu le temps de savourer et de détecter les différences. La cuisine française me manque, certes, mais il est évident que la cuisine indienne (qui m'a fait prendre du poids) sera, elle aussi, un gros manque en France. Tous comme les lassis et l'incontournable Tchaï dont je suis devenu un expert, un peu comme les oenologues pour le vin. Et puis, même si la plupart des plats sont à base de riz, de farine ou de poulet, la variété est impressionnante lorsque vous avez l'occasion de vous déplacer. Donc oui, je lève le pouce pour la gastronomie indienne !
9. Le gaspillage de l'eau
Un autre problème épineux et pas des moindres est celui de l'eau. Futur gros problème mondial après le pétrole, la maîtrise de l'eau est un sujet majeur des conférences internationales. Mais en Inde, l'eau est gratuite.
En instaurant ces tarifs plus qu'intéressant, le gouvernement indien incite ses citoyens à dépenser sans compter. Alors, on dépense et on dépense n'importe comment. Certains doivent remplir des seaux pour se laver, seule la charge des récipients limite l'utilisation mais pour tous les autres ? Lorsqu'on se ballade dans les villes et je pense surtout à Delhi, il ne faut pas être sensible aux dépenses inutiles. Explications : c'est la mousson, il pleut. La pluie s'arrête. Les rick-shaws et piétons trimbalent la boue partout. Les rues sont sales mais on fait avec, car c'est la mousson. Pourtant, la plupart des commerçants "nettoient" leur petit pré-carré. Et quand je dis "nettoie", je suis gentil. Ils "déplacent la crasse, arrosent avec une bouteille par petits jets, et refont la même chose toutes les demi-heures, comique. Coluche aurait pu en faire un sketch. Je ne parle pas des arrivés d'eau aperçues partout en Inde qui coule pour rien sans s'arrêter...
10. Les Femmes
Il y a une chose importante à noter que je ne vais certainement pas oublier. Les femmes en Inde et au Népal sont les plus respectueuses, solides et gracieuses que j'ai pu voir dans ma vie. Elles sont tout simplement exceptionnelles et je ne minimise pas l'hommage en leur direction.
Je ne suis pas féministe mais dans ce genre de pays, on peut vite le devenir. La vie d'une femme est loin d'être facile. Après la déception apportée aux parents lors de votre naissance, il faut subir les lois des castes et du rôle donné à la femme. On organise un mariage forcé et vous devez subir l'homme qu'on vous a choisi, alcoolique ou pas, durant toute une vie (heureusement, il y a des hommes bien, je vous rassure mesdames). Loin des villes, tout s'accentue, la femme a un rôle moyen-ageux qui consiste tout simplement à faire puis à s'occuper des enfants, faire la popote, faire le linge, travailler la terre la tête en bas, chercher l'eau pendant que l'homme glande au pas de la porte. Je suis un peu cru mais malheureusement l'homme indien n'a pas beaucoup de tact (je lis parfois des cours de séduction de base dans le journal quotidien pour mieux éduquer ces hommes qui n'ont connu aucune autre femme !!!). Heureusement, il ne faut pas généraliser et la femme se défend plutôt bien lorsqu'ils abusent. C'est un peu l'émission "Confessions Intimes" version indienne si vous préférez.
Et lorsqu'on ne vous désire plus car les rides arrivent, vos enfants prennent le relais et sont les principaux fournisseurs de vos besoins (manger, boire, dormir, et se guérir). Pendant toute cette vie (d'à peine 60 ans en moyenne), partir avec un autre homme est tout sauf imaginable et parler à un homme étranger n'est pas son rôle (une femme a même refusé puis finalement accepté que je lui serre la main). De plus en plus, la famille indienne se cale sur les références occidentales (dans tous les domaines) et oublie le fonctionnement des castes pour tenter une nouvelle approche. Est-ce un bien ? Je le pense. Mais à bien y réfléchir, je préfère l'élégance et la tradition des saris (elle le porte si bien !) que le jeans slim. Donc attention à votre adaptation mesdames !
11. Voyager donne envie de...voyager
Toute cette mascarade que je vous présente depuis des mois me donnent forcément envie de découvrir d'autres pays, d'autres cultures. Les pays d'Asie du sud-est comme le Viêt-nam, le Laos ou le Cambodge sont des pays qui m'attirent fortement aujourd'hui mais découvrir l'Amérique du Sud ou l'Europe n'est pas si mal non plus ! J'envie les photographes de voyage ou les joueurs de tennis professionnel qui parcourent le monde.
Et puis, il y a aussi le pouvoir des langues. On est toujours un peu frustré de ne pas comprendre des conversations indiennes. Que disent-ils ? Pourquoi cette tête ? Maîtriser les langues est un pouvoir énorme pour comprendre ces civilisations. Alors, je ne vais pas me mettre au Tamoul ou à l'Hindi, je vous rassure mais la perspective de s'intéresser (sérieusement cette fois-ci) de plus près à une troisième langue comme l'allemand ou l'espagnol est plus que tentante. Pourquoi mes professeurs de langue ne m'ont pas donné le goût des langues que j'ai aujourd'hui ?
12. La chance qu'on ne visualise pas
Partir en Inde aura radicalement changé mes perspectives. Je vois mieux qu'hier, c'est clair. Et ce que je vois actuellement n'est pas une Inde pauvre mais une France riche. De quoi se plaint-on ? Parfois, je peux comprendre certaines revendications légitimes mais il y a des limites. Le français abuse et critique en permanence. "Rien n'est bien". Moi, je lui réponds : "Nous avons de la chance".
Certes, c'est une réponse facile aux critiques permanentes et je ne veux surtout pas qu'on se suffise à nous-même sans se soucier du Progrès. Non ! Mais je parle de choses plus terre à terre comme le confort, la propreté ou le contenu de notre assiette. Se plaindre est très français. Alors, je demande juste à ce que parfois, nous essayons d'être un peu indien... Cela s'appelle "relativiser".
13. Remerciements
Et comme dans un discours professionnel, je remercie les gens qui m'ont aidé à rendre ce voyage plus agréable encore. Voici donc la liste des personnes qui ont compté pendant ces 5 mois par ordre d'apparition : Guillaume Dax, Usha, Laue Bech, Ram, Park Seong-Ik, Lynn Velthuis, Marie-Noëlle Coudray, Astrea Strawn, Steve, Poongudi, Swadha, Marine Parant, Yorrick Moulin, Jaap Rozema et Sybille. Et merci à vous, famille et amis, sans vos encouragements, je n'aurai peut-être pas eu le courage nécessaire de continuer ce blog régulièrement.
Voilà. Un voyage se termine, un nouveau chapitre démarre...
Commentaires
la Bretagne...
La Bretagne approche à grands pas. On se réjouit de ton retour et le restau "Chez Solène" a déjà fait le plein de galettes et de crêpes...je m'arrêterai là!! Gros bisous et merci pour le voyage que tu nous as fait faire pendant ces quelques mois!!
Bravo pour la qualité de tes textes et content que le bilan de ce voyage soit plus que positif.
Au plaiisr de te rvoir mon cher blonladin!
Dis dons .....
c pas parce que t rentre en france qu il faut arreter ton blog :))))
Maintenant je veut les aventures de "Blondin le touriste en France" :))
snif!!
voilaaaaa!!!!c'est finiii!!...
c'était vraiment chouette de suivre tes aventures a travers ce blog.maintenant a toi de nous faire revivre ca quand on se verra!!
biz,et a bientot
Ah bon...
Blondin est rentré ?
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